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Nationale

Tebboune ne créera pas de parti politique

Tebboune ne créera pas de parti politique

Le porte-parole de la Présidence de la République est catégorique. Mohand Said Oubélaid a mis fin aux spéculations, en affirmant ce mardi que le président de la République Abdelmadjid Tebboune ” n’a pas l’intention de créer son propre parti politique “.

La réponse du porte-parole de la présidence, lors d’un point de presse, efface pratiquement d’un trait, ces spéculations qui ont fleuri cette semaine, dans les presse écrite et sur les réseaux sociaux.
Pour rappel, certains observateurs ont vu dans le dernier communiqué de la présidence de la République, au sujet du FLN et du RND, après l’élection de leur nouvelles directions, une marque de distance de la part du chef de l’Etat. Certains avaient crû rapidement que Tebboune aurait ainsi décidé de créer sa propre formation politique.

Dans ce communiqué de la Présidence signé par Mohand Said Oubélaid lui même, il était écrit noir sur blanc que le président de la République, et même son Premier ministre Djerad, n’avaient plus aucune attache organique avec le FLN.

Sur un autre plan, le porte-parole a indiqué qu’ Alger et Paris ont convenu de donner une impulsion aux relations bilatérales sur des bases durables et dans le cadre du respect mutuel de la souveraineté et de la spécificité des deux Etats.

Le ministre conseiller à la communication a précisé qu’il y a des lobbies idéologiques et religieux en France qui n’ont pas « digéré » l’indépendance de l’Algérie et tentent à chaque fois de semer des brouilles dans les relations algéro-françaises.
« Le président Macron fait montre de bonnes intentions à même d’entretenir de bonnes relations avec l’Algérie et le président de la République lui éprouve du respect. Cependant, il y a des lobbies religieux et idéologiques en France qui n’ont pas encore digéré l’indépendance de l’Algérie et tentent de brouiller les relations entre les deux pays. Ces parties portent préjudice à la France plus qu’à Algérie et nous ne cesserons pas d’y faire face », a t-il ajouté .

Evoquant l’affaire du consul marocain à Oran, M Mohand-Oussaid a confirmé que les autorités publiques ont demandé le départ du consul, suite au « dérapage grave » de ce dernier lors de sa sortie en mai dernier à Oran, qualifiant l’Algérie de « pays l’ennemi ».

« L’Algérie a demandé au Maroc de retirer son consul à Oran, car ce dernier a transgressé les limites de la politesse et du tact diplomatique. Il a quitté le pays et nous avons appris qu’il est officier des renseignements », dit-il. Toutefois, Il a relevé qu’Alger a décidé de ne pas rentrer dans des campagnes médiatiques de dénigrement, préférant les transcender pour servir les relations algéro-marocaines.

Par ailleurs, le porte- parole de la présidence a annoncé que deux avions seront envoyés au cours de cette semaine pour rapatrier les ressortissants algériens bloqués en Turquie, affirmant que le nombre total des personnes rapatriées de l’étranger depuis le début du confinement a dépassé les 13 mille voyageurs. 
Quant aux mesures du confinement de 14 jours, elles s’appliquent automatiquement, rassure-t-il encore.
Concernant la question de la révision constitutionnelle, le ministre conseiller à la communication a réitéré que « les constances de l’Etat sont indiscutables » et que ce dossier est bel et bien clos.
« Il faut maintenir hors du cercle des débats la question de l’identité, car ce dossier est fermé. Quant à l’évocation de la question de la religion dans certains plateaux de télévision, elle n’est qu’une pure provocation de la sensibilité du peuple », souligne-t-il.
 Il a fait observer, outre la poursuite de l’opération de réception des propositions, que la porte est ouverte à tout enrichissement afin d’arriver à une Constitution « la plus consensuelle possible », signifiant à ce titre qu’il est impossible d’atteindre l’unanimité totale sur le texte final à soumettre à un referendum populaire.
Selon lui, il y a deux éléments à tenir en ligne de compte ; le temps et l’efficacité. Il faudrait certes accélérer la cadence de l’opération de la révision pour passer à l’installation des autres institutions, mais toute en garantissant la formulation d’une Constitution en mesure de transcender les mandats présidentielles et les personnes, explique-t-il.

Le dossier libyen reste parmi les priorités des autorités publiques, cela d’autant que le ministre des Affaires étrangères Sabri Boukadoum est en contact permanent avec des parties étrangères dans le cadre des concertations tendant à trouver un dénouement au conflit libyen, relève-t-il
Ainsi, l’initiative de l’Algérie visant à abriter un dialogue entre les parties libyennes reste toujours valable, rappelle-t-on au palais d’El Mouradia, non sans soutenir toute démarche portant une solution politique à la crise libyenne à l’instar de celle entreprise récemment par l’Egypte.
« L’Algérie soutiendra toute initiative dont l’objectif est de cesser l’effusion du sang des frères libyens. Nous sommes en équidistance par rapport à toutes les parties en conflit, et nous tacherons à faire sortir le peuple de cette épreuve, exacerbée par l’intervention des forces étrangères mues par des intérêts et calculs géopolitiques », ajoute-t-il. 

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