Tebboune : « Le citoyen doit avoir confiance en la justice »
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a souligné, ce lundi, le rôle prépondérant du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) à faire face à toutes les tentatives de porter atteinte à la crédibilité de la justice. C’était à l’occasion de l’ouverture de la nouvelle année judiciaire 2023-2024.
Dans son allocution, il a appelé le CSM à « s’acquitter pleinement de son rôle, à s’engager résolument à respecter les règles de la magistrature et à faire face à toutes les tentatives de porter atteinte à la crédibilité de la justice ».
D’emblée, le premier magistrat du pays a tenu à souligner : « J’ai eu à cœur la lourde responsabilité qu’assume l’instance judiciaire afin de protéger les personnes, préserver leurs droits et défendre la liberté et la justice. »
Le chef de l’Etat a également souligné que cette cérémonie est l’occasion de faire une évaluation des avancées de la réforme de la justice, soulignant qu’elle « repose sur un système judiciaire indépendant, impartial et efficace ». Il a précisé que ce système « œuvre pour étendre l’Etat de droit, instaurer la confiance et la sécurité dans la société, instaurer la stabilité et contribuer à la construction collective d’une Algérie véritablement démocratique ».
Rappelant le principe de l’indépendance de la justice inscrit dans les amendements constitutionnels de 2020, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a tenu à souligner que « notre pays a également franchi une étape majeure pour renforcer la structure constitutionnelle et législative afin de renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire et renforcer le rôle du Conseil supérieur de la magistrature ». Il a assuré que « l’Etat a pris soin de fournir les outils nécessaires pour atteindre cet objectif ».
Le Président a, à cette occasion, exprimé « la reconnaissance de l’Etat à l’égard des efforts consentis par le corps de la magistrature pour protéger les droits, mais aussi lutter contre la criminalité et la corruption ».
Par ailleurs, le Chef de l’Etat a appelé à introduire de la flexibilité dans les procédures judiciaires et à les simplifier afin de résoudre les affaires dans un délai raisonnable. Il a, à ce propos, pointé du doigt les procès qui se poursuivent depuis des années, qui « génèrent un sentiment d’insatisfaction chez le citoyen et prolongent ses souffrances pour recouvrer ses droits ». Il a ajouté : « Nous aspirons à davantage d’efforts pour augmenter la cadence de traitement des affaires, parachever le projet de transformation numérique, en sus de tirer profit des mécanismes de la justice électronique et la simplification des procédures judiciaires ».
En termes de modernisation du système judiciaire, le chef de l’Etat a salué les efforts déployés par le secteur pour réaliser des avancées significatives dans le domaine de la numérisation en intégrant les nouvelles technologies dans l’appareil judiciaire.