Sommet G77 + Chine : l'empreinte de l'Algérie – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Sommet G77 + Chine : l’empreinte de l’Algérie

Sommet G77 + Chine : l’empreinte de l’Algérie
Larbaoui lisant l’allocution du Président Tebboune.

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a réitéré ce dimanche, lors du troisième sommet du Sud du G77+ Chine, à Kampala (Ouganda), l’engagement total et sans réserve de l’Algérie envers le peuple palestinien pour la création d’un Etat indépendant avec El-Qods comme capitale.

Il a également profité de l’occasion pour mettre une nouvelle fois en lumière les violations flagrantes du droit international humanitaire dans les territoires palestiniens occupés, qui resteront « un signe d’infamie dans la conscience de l’humanité », tout en insistant sur l’impératif de réformer le système des Nations unies.

Dans une allocution lue en son nom par le Premier ministre, Nadir Larbaoui, le président de la République a souligné le lien étroit entre le droit au développement et le droit des peuples à l’autodétermination, conformément aux principes du droit aux résolutions de la légalité internationale. Des principes que le Groupe des pays du Sud a toujours défendus.

S’agissant de la question du Sahara occidental, M. Tebboune a réaffirmé le soutien de l’Algérie aux efforts du secrétaire général des Nations unies et de son envoyé personnel pour un règlement juste de ce dossier, à travers l’organisation d’un référendum libre et équitable garantissant au peuple sahraoui l’exercice de son droit inaliénable à l’autodétermination.

Il a, dans ce contexte, insisté sur la nécessité de la réforme du système des Nations unies afin de le rendre plus représentatif et à même de répondre aux aspirations et aux priorités des pays du Sud, outre de conférer davantage d’efficacité à son travail pour renforcer le multilatéralisme et relever les défis de développement. Le discours du président Tebboune a mis en exergue l’engagement continu de l’Algérie en faveur de la justice internationale, de la résolution des conflits régionaux et de la promotion du développement équitable à l’échelle mondiale.

Par ailleurs, le chef de l’Etat a appelé à une réforme globale du système économique et financier mondial pour le rendre plus équitable et plus équilibré, et corriger les dysfonctionnements résultant de la domination des pays riches sur les mécanismes de prise de décision politique, économique et financière. Cette domination a « affaibli les capacités des pays du Sud, qui continuent de souffrir de marginalisation, de dépendance et d’incapacité à réduire l’écart de développement ».

L’Algérie a plaidé en faveur de cette réforme depuis les années 1970, dans le cadre d’une vision clairvoyante et ambitieuse à même d’asseoir les règles d’un nouveau système économique international qui consacre efficacement le principe de l’indépendance économique des pays en développement en tant que complément essentiel à leur indépendance politique.

Le chef de l’Etat a expliqué que le financement du développement dans les pays du Sud est un défi majeur en raison de plusieurs facteurs, tels que la faiblesse des flux financiers, l’aggravation de la dette extérieure et les conditions imposées qui compromettent les réformes structurelles et le développement socio-économique. Il a appelé à l’exploration des mécanismes pour alléger le fardeau de la dette, voire l’annuler ou la restructurer, ainsi que la suspension des services de la dette pour les pays les moins développés.

 Nécessité d’une coopération Sud-Sud

Le président Tebboune a mis l’accent sur l’importance de la coopération Sud-Sud pour renforcer le flux commercial, les investissements et les mécanismes d’intégration économique, tout en estimant que la contribution des pays en développement au commerce mondial et aux investissements internationaux reste faible par rapport à leurs capacités.

En ce qui concerne la hausse et la fluctuation des prix des produits de base sur les marchés internationaux, Abdelmadjid Tebboune a appelé à une nouvelle approche axée sur l’intensification des échanges et l’accès aux mécanismes et cadres efficaces dans les pays du Sud. Cela passerait par la promotion de l’investissement dans les projets d’infrastructures, l’amélioration du financement, la transition technologique et la compétitivité, ainsi que par l’amélioration de l’environnement international de l’investissement selon les principes du développement durable, de la transparence et de la justice.

Pour M. Tebboune, il est essentiel de renforcer la coordination et l’action commune au sein du groupe pour préserver son unité de négociation au sein des organisations internationales. Il a souligné que cette coordination doit se faire de manière à garantir la préservation des intérêts des pays du Sud, notamment en ce qui concerne la souveraineté, en privilégiant les solutions consensuelles dans le cadre du multilatéralisme.

Dans ce contexte, le président de la République a insisté sur l’importance de lancer des initiatives ciblées pour faire avancer le plan de développement durable pour l’année 2030 et ses objectifs, notamment dans le cadre de la coopération Sud-Sud, indispensable pour la réalisation des aspirations communes des pays en développement.

Il a, en outre, précisé que ces démarches, qui doivent être concrétisées, viennent en réponse à un contexte international mouvant et ambigu, caractérisé par des divisions, une polarisation accrue et des défis résultant d’une succession de chocs ayant impacté les pays du Sud, provoquant une exacerbation des crises et une aggravation du fossé entre ces pays et ceux du Nord.

Le défi des changements climatiques

Le président de la République a signalé, par ailleurs, l’importance d’une approche commune pour faire face aux changements climatiques, appelant à la mobilisation des ressources nécessaires pour une transition énergétique fluide afin de renforcer la résilience face aux défis environnementaux. Il a également évoqué la nécessité de la justice climatique et de la responsabilité historique des économies avancées vis-à-vis de cette crise.

L’Algérie accueillera le 7e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du Forum des pays exportateurs de gaz en mars prochain. L’objectif est de renforcer les droits souverains des pays sur leurs ressources, de promouvoir le gaz naturel dans le mix énergétique et d’optimiser l’efficacité environnementale de l’industrie du gaz naturel. Cette démarche vise à faciliter une transition équitable, inclusive et réaliste vers une économie à faible émission de carbone.

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