-- -- -- / -- -- --
Nationale

Tebboune: En finir avec les pratiques de la îssaba

Tebboune: En finir avec les pratiques de la îssaba

Dans un discours qui s’apparentait à un réquisitoire dur, le président de la République Abdelmadjid Tebboune, s’est insurgé contre les pratiques mensongères et trompeuses des responsables à tous les niveaux, qui favorisent le maintien du marasme ambiant et perpétuent le désespoir.
Il s’agit selon lui des pratiques encore présentes de la îssaba qui doivent être balayées par une politique de fermeté, seule option pour garantir l’émergence d’une Algérie nouvelle bâtie sur la justice sociale.

Le dossier des zones d’ombres est de nouveau sur la table.
Une première évaluation a été faite, lors de la rencontre gouvernement-walis. Une occasion pour le président de la République qui a présidé cette rencontre de réitérer son appel aux responsables locaux à l’effet de prendre en charge les préoccupations des citoyens, notamment ceux des « zones d’ombre ».
Dans le cas contraire, ces derniers seront tenus pour responsables de la situation, d’autant que la couleur est déjà annoncée avec le limogeage de certains responsables locaux.

A la veille de cette rencontre, deuxième du genre durant cette année, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a décidé de mettre fin aux fonctions de plusieurs chefs de daïras et de suspendre certains P/APC pour non réalisation de projets tracés en zones d’ombre. Il s’agit, entre autres, de la cheffe de la Daïra d’Ouled Ben Abdelkader (Chlef), du chef de Daïra de Feidh El Botma (Djelfa), du chef de la Daïra d’Es-Senia (Oran), de celui de la Daïra de Remka (Relizane). Plusieurs élus locaux, soit des P/APC ont été aussi suspendus de leurs fonctions, à l’instar de celui de Sidi Chahmi (Daïra d’Es-Senia,Wilaya d’Oran), de Souk El Had (Daïra de Ramka, Wilaya de Relizane. Ces P/APC seront, note-t-on, soumis à des enquêtes pour ces agissements portant tort aux citoyens et pour non réalisation de projets tracés en faveur de zones d’ombre.

Pour Abdelmadjid Tebboune, ces décisions ne représentent que le début d’un processus, consistant à exiger des comptes à ceux qui ont fait montre de « passivité », en matière de prise en charge des préoccupations et des problèmes des citoyens dans les zones d’ombre.

« Des décisions partielles ont été prises (…) pour mettre fin aux fonctions de certains responsables locaux. Il ne s’agit que d’un début, car nous tiendrons pour responsables tous ceux qui ne parviennent pas à prendre en charge et résoudre les problèmes des citoyens », a affirmé le président dans une allocution prononcée à l’ouverture de la rencontre Gouvernement-Walis qui prend fin aujourd’hui.

Il s’est dit « ne pas comprendre qu’en 2020, et malgré le mouvement du Hirak béni et toutes les décisions prises par l’Etat pour soulager le quotidien des citoyens, des images horribles, dont se plaignaient les citoyens ces dernières années, demeurent encore ».
Ces comportements constituent, estime le président de la République, « une continuation du discours négatif prôné par la bande », d’où sa mise en garde contre certaines pratiques « révolues ». Il a, dans ce sens, fustigé certains responsables qui font des mises en scène devant les caméras, pour faire croire qu’ils font leurs devoirs vis-à vis des citoyens.

Evoquant la prime dédiée aux personnes qui ont subi les conséquences du confinement, dû à la propagation du coronavirus, et au personnel soignant, Tebboune s’est interrogé sur les raisons de ce retard dans le versement de cette prime. « Trois mois après, les primes ne sont pas versées. Walis, responsables de ce dossier où êtes-vous ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Est-ce que c’est la contre révolution ? », s’interroge le président, qui avertit les walis en leur disant : « prenez garde, il y a des forces qui sont contre la stabilité du pays, il y a des complicités à l’intérieur de l’administration », signalant l’ouverture des enquêtes pour déterminer les responsables.

Par ailleurs, le président de la République a souligné le rôle pivot de la société civile dans l’édification de l’Etat. La raison pour laquelle il a ordonné aux walis et aux élus locaux de « fournir tous les encouragements, les facilités et l’assistance nécessaires aux associations de la société civile qui souhaitent s’organiser et se structurer au niveau national, étatique ou régional ».

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email