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Nationale

Tayeb Louh placé en détention provisoire à la prison d’El-Harrach

Tayeb Louh placé en détention provisoire à la prison d’El-Harrach

Le conseiller rapporteur de la Cour suprême a décidé jeudi la mise en détention provisoire de l’ex-ministre de la Justice et garde des Sceaux, Tayeb Louh, à l’établissement pénitentiaire d’El-Harrach.

L’ex-premier responsable du secteur de la justice, qui est arrivé au siège de la Cour suprême vers 9h22à bord de son propre véhicule de marque Passat de couleur noire, est poursuivi pour plusieurs chefs d’inculpation dont abus de fonction, abus d’autorité et entrave à la justice.

Il est également inculpé pour incitation à la partialité faux et usage de faux en écriture officielle et incitation au favoritisme.

Tayeb Louh, qui est poursuivi dans plusieurs affaires relatives à la corruption, a comparu devant le magistrat instructeur pendant plus de six heures et a fini par rejoindre les deux ex-Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal ainsi que les huit autres ex-ministres du temps de l’ex-président de la République, Abdelaziz Bouteflika, tous incarcérés à la prison d’El-Harrach.

L’ex-ministre a été écroué le jour-même où Belkacem Zeghmati, nouveau responsable du secteur de la justice, procédait à l’installation du nouveau procureur général près la cour de Constantine Lotfi Boudjemaa.

Selon un communiqué du parquet général de la Cour suprême, rendu public mercredi dernier, Tayeb Louh, qui a géré le secteur de la justice pendant six ans, a été convoqué pour la matinée de jeudi dernier.

Il a été auditionné par le conseiller-enquêteur de la Cour suprême sur de graves accusations que lui reprochent les membres de l’Office central de la répression de la corruption.

Bien que le parquet général n’ait pas donné de précisions sur les chefs d’accusation retenus contre l’ancien garde des Sceaux à l’ère de Bouteflika, des sources n’hésitent pas à avancer qu’il est poursuivi dans de nombreuses affaires, dont des pressions exercées sur les magistrats.

L’ex-ministre, qui a passé deux jours à la prison d’El-Harrach, est en outre accusé d’avoir empêché les magistrats d’enquêter dans des affaires de corruption ayant émaillé le règne de Abdelaziz Bouteflika.

Il faut rappeler que l’ancien ministre de la Justice a déjà été entendu par des éléments de l’Office central de répression de la corruption.

L’Office a chargé le parquet général près la cour d’Alger de mener une enquête préliminaire, qui a finalement conduit Tayeb Louh vers la Cour suprême.

A noter enfin que cette enquête a amené le parquet à constituer un dossier visant la levée de l’immunité parlementaire d’un sénateur concerné par les faits, et lui aussi poursuivi dans le cadre de cette affaire. Tayeb Louh a été incarcéré pour abus de fonction, entrave au bon fonctionnement de la justice, incitation à la falsification de procès-verbaux officiels et incitation à la partialité.

Il s’agit du onzième ancien ministre placé en détention depuis le départ de l’ancien président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

Des ex-ministres et d’actuels ministres seront incessamment convoqués par le magistrat instructeur de la Cour suprême pour être auditionnés dans des affaires liées à la corruption, au trafic d’influence et à l’utilisation de leur poste à des fins personnelles.

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