Tariq Ramadan acquitté : La fin d'une cabale judiciaire – Le Jeune Indépendant
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Tariq Ramadan acquitté : La fin d’une cabale judiciaire

Tariq Ramadan acquitté : La fin d’une cabale judiciaire

Le procès très médiatisé de Tariq Ramadan, l’islamologue suisse de renommée mondiale, s’est soldé, mercredi en Suisse, par un acquittement, mettant fin à l’une des plus grosses cabales judiciaires et médiatiques menées contre le petit-fils de Hassan Al Benna, fondateur de la confrérie des frères musulmans en Egypte.

Les accusations portées contre lui ont suscité un vif débat principalement au sein de la presse française qui s’est empressée d’accabler, sans la moindre preuve, l’auteur de 27 livres sur la réforme des pratiques de l’Islam. Cette polémique a notamment mis en évidence la corrélation entre les questions de viols et les complots.
Alors que le tribunal de Genève l’a acquitté faute de preuves suffisantes, des interrogations subsistent quant à savoir s’il s’agit réellement d’un complot contre cet intellectuel controversé en occident.

Tariq Ramadan était accusé de viol et de contrainte sexuelle par une plaignante anonyme surnommée « Brigitte ». Les faits présumés remontent à 2008, lorsqu’elle prétend avoir été victime d’actes sexuels brutaux dans un hôtel de Genève. Tariq Ramadan a vigoureusement nié ces accusations et a affirmé être victime d’un piège tendu par la plaignante.


Parallèlement, l’état de santé de Tariq Ramadan a joué un rôle central tout au long du procès. En 2017, il avait été diagnostiqué d’une sclérose en plaques, une maladie neurologique chronique qui peut entraîner des symptômes variés.

Ses avocats ont fait valoir que son état de santé était incompatible avec les actes sexuels violents allégués par la plaignante.

Pendant le procès, les avocats de Tariq Ramadan ont pu démontrer son innocence en mettant en exergue l’absence de preuves scientifiques solides. Ils ont également utilisé des éléments liés à son état de santé pour remettre en question la crédibilité des accusations portées contre lui.

De leur côté, les avocats de la plaignante ont présenté des éléments de preuve tels que les témoignages de psychiatres confirmant son état de stress après les faits allégués. Ils ont souligné la crédibilité de leur cliente et remis en question la version de Tariq Ramadan.

Les partisans de Tariq Ramadan affirment que les accusations sont le résultat d’un complot visant à discréditer sa réputation et à faire taire sa voix critique. Ils soulignent les incohérences dans les témoignages et les doutes entourant la crédibilité de la plaignante.

D’un autre côté, les défenseurs des victimes de viol font valoir que l’acquittement ne signifie pas nécessairement que les faits allégués ne se sont pas produits. Ils soutiennent que le manque de preuves tangibles ne doit pas être confondu avec une preuve de non-culpabilité.

Un penseur moderniste encombrant
Alors que les procès en France se profilent, (Tariq ramadan est poursuivi pour d’autres affaires de viol en France et est placé sous contrôle judiciaire) la question de savoir s’il s’agit d’un complot ou d’une vengeance reste au cœur des débats.

Le penseur moderniste qui ne manque de critiquer ses coreligionnaires notamment sur la question du voile et la violence faite aux femmes a souvent pris de l’accédant sur ses contradicteurs dans les plateaux de télévision, rendant sa notoriété trop encombrante, jugent ses sympathisants.

Ces échanges au vitriol contre le polémiste d’extrême-droite Eric Zemmour ou l’ancien ministre français de l’agriculture Jean Glavany à l’assemblée française voire l’ancien secrétaire d’Etat à la culture Philippe de Villiers
lui ont valu  une stature de tribun érudit et de larges sympathies au sein de pans entiers  de la société française et outre-manche.  L’enseignant dans plusieurs universités américaines avait même poursuivi en justice Caroline Fourest pour diffamation suite à la publication d’un livre dédié sa personne dans lequel elle lui attribue des citations erronées et des propos mensongers

Dans l’opinion publique, les réactions à l’acquittement de Tariq Ramadan en Suisse sont diverses. Une grande majorité estime qu’il est peu probable que les verdicts dans les affaires françaises diffèrent, considérant que les accusations sont similaires et qu’il y a un manque de preuves concluantes.

Certaines voix suggèrent que derrière ces accusations, il pourrait y avoir une forme de vengeance de la part de maîtresses éconduites. Selon cette théorie, les plaignantes chercheraient à nuire à la réputation de Tariq Ramadan après avoir été déçues par la nature de leur relation.

D’autres, en revanche, soulignent que ces allégations ne doivent pas être prises à la légère et qu’il est essentiel de donner aux victimes présumées l’opportunité de faire entendre leur voix.. L’opinion publique est partagée quant à la validité des accusations et aux motivations des plaignantes. Seule la justice pourra trancher ces questions en examinant attentivement les preuves présentées.

En attendant, il est crucial de respecter la présomption d’innocence et de permettre au système judiciaire de faire son travail dans le respect de la justice et de l’équité.

En attendant, l’affaire Tariq Ramadan continuera d’alimenter les débats et de soulever des interrogations profondes sur les relations entre la justice, les médias et les personnalités publiques.

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