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Nationale

Tapis d’Aït-Hichem Un produit à vecteur économique et culturel

Tapis d’Aït-Hichem Un produit à vecteur économique et culturel

C’est se lundi que sera donné le coup d’envoi à la maison de la Culture Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou le Festival du tapis d’Aït-Hichem, pour sa 5e édition, et dont la clôture est prévue pour le 27 de ce mois.

Signalons d’emblée que le début de cette manifestation annuelle était prévue pour dimanche, dimanche, mais pour des raisons d’ordre technique et indépendantes des organisateurs, le rendez-vous a été décalé d’une journée.

Par ailleurs, habituellement, cette manifestation se déroule à Aït-Hichem et durant l’été alors que cette fois-ci, et pour des raisons de communication et de marketing, elle est transférée au chef-lieu de wilaya. Selon le commissaire de ce festival, Amokrane Ould-Bélaïd, cette 5e édition du festival du tapis d’Aït-Hichem verra la participation de 27 manifestants dont I3 sont originaires d’Aït-Hichem. « Et cette année, c’est Ghardaïa qui sera la wilaya d’honneur pour cette manifestation », affirme Amokrane Ould-Bélaïd.

Notons également que ce rendez-vous économique et culturel est organisé par le Commissariat du festival culturel local d’Aït-Hichem en collaboration avec les directions de la culture, du tourisme et de l’artisanat et de la formation professionnelle de la wilaya de Tizi Ouzou, et ce sous l’égide du wali.
Le tapis d’Aït-Hichem est un produit à vecteur économique et culturel. Au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou, il existe 74 ateliers de tissage dont une dizaine se trouve au village d’Aït-Hichem, dans la commune d’Aït-Yahia, daïra de Aïn El Hammam.

Avec l’apport financier qu’apporte l’Etat qui est de l’ordre de I2 000, DA par mois, la tisseuse gagne en moyenne 24 000, 00 DA par mois. Une tisseuse, rapide au tissage et consacrant plus de temps à son activité, elle peut gagner plus ; voire beaucoup plus que 24 000, 00 DA.

Le tissage du tapis est à considérer donc comme un métier à part entière ; une vraie activité lucrative.
Et parallèlement à ce côté lucratif, le tapis d’Aït-Hichem est considéré comme un produit culturel. Amokrane Ould-Bélaïd a souligné que « le village Aït-Hichem demeure, et ne peut que demeurer le berceau de ce tapis – car c’est la logique même des choses – il n’en demeure pas moins cependant que notre objectif est de l’extérioriser vers d’autres espaces géographiques tant nationaux qu’internationaux ».

Selon le commissaire du Festival culturel du tapis d’Aït-Hichem, c’est dans cet esprit d’extériorisation de ce tapis que le rendez-vous a été fixé au chef-lieu de wilaya de Tizi-Ouzou. « Nous aimerions bien, ajoute Amokrane Ould-Bélaïd, organiser un jour cette manifestation à Alger, carrefour plus grand que Tizi Ouzou, et pourquoi pas un jour à Paris ou une autre capitale du monde culturel ».

Le tapis d’Aït-Hichem est recherché et se vend facilement. De par son profil de produit culturel, le tapis d’Aït-Hichem trouve facilement acheteur. La question se posant à l’heure actuelle est de savoir comment toucher la clientèle et comment satisfaire sa demande tant en quantité qu’en qualité ? Les pouvoirs publics ont déjà étudié ce paramètre.

C’est pourquoi le tissage du tapis d’Aït-Hichem est consacré comme une discipline à part entière dans les écoles de formation professionnelle, à Tizi Ouzou particulièrement.
Il se trouve hélas, sans doute pour des raisons sociologiques, le métier de tissage du tapis d’Aït-Hichem est pratiqué uniquement par la gent féminine. C’est bigrement paradoxal lorsque d’un : il est admis de nos jours que tous les métiers sont mixtes et de deux : ce métier peut aisément faire vivre sa personne.

Les femmes ont eu le courage de la pratique des métiers, disait-on, strictement masculins. Aux hommes maintenant de casser le tabou concernant les métiers, dit-on encore – et sûrement à tort – féminins.

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