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Op-Ed

Talion et ingérence…

L’histoire s’accélère en Libye avec une opération militaire étrangère musclée qui pointe à l’horizon. A l’origine de la précipitation dans le camp des interventionnistes, la conquête de DAECH et ses actes de barbarie dans l’ex-Jamahiriya. Des ressortissants égyptiens de confession chrétienne suppliciés dans le strict style terrifiant de la nébuleuse terroriste DAECH désignée aussi Etat Islamique.

L’Italie aura été le premier pays à avouer les plans du passage à l’acte, pendant que la communauté internationale se félicitait des efforts de paix entrepris par l’Algérie en faveur du dialogue interlibyen. Mais, pour reprendre une expression figurant dans le dernier message du MAE italien, « si la solution politique n’aboutit pas », c’est celle du feu et du sang qui revient au galop.

Comme le naturel d’une diplomatie par les armes que développent, depuis des décennies maintenant, contre les peuples irakien et afghan par exemple, des puissances occidentales coalisées. La violence des terroristes particulièrement aguerris et curieusement bien organisés va donc justifier encore une fois des frappes aériennes aveugles, des bombardements massifs qui vont tuer à la fois la vermine islamiste et des enfants innocents de Libye.

Personne n’osera s’en indigner puisqu’il s’agit de protéger les rives nord de la Méditerranée des entreprises diaboliques du Califat, version DAECH. L’Egypte, dans son opération de représailles en terre libyenne, vient d’ouvrir le bal. Au diable le dialogue et les concertations de Genève ou de Ghadamès. L’urgence est à la vengeance, à la punition la plus rapide face à un ennemi qu’on sait pourtant assez futé pour se cacher après ses forfaits, et se dissimuler au sein des communautés qu’il tyrannise et chez qui il sème la fitna.

Quel bilan a-t-on pu présenter des raids de la coalition en Irak ou en Syrie, contre les rangs de l’Etat islamique ? A part la destruction et le sang mêlé des victimes et des bourreaux, aucune victoire militaire, ne serait-ce que partielle, n’est à mettre au compte des armées engagées au dessus des coupeurs de têtes. Au contraire DAECH, à l’instar de Boko Haram, progresse en nombre de soldats et dans l’espace. Parce qu’on ne lui a pas encore livré la seule bataille qui pourra le terrasser. 

Celle qui neutralisera ses recrutements par le dialogue avec les forces vives des pays traversés par des crises politiques, prétextes à l’ingérence des terroristes et à l’ingérence des autres…

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