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Nationale

Taleb Ibrahimi appelle à un dialogue libre

Taleb Ibrahimi appelle à un dialogue libre

C’est un message fort de Ahmed Taleb Ibrahimi en direction des principaux acteurs de la vie politique nationale. Il a réagi ce mardi à la publication de la liste des personnalités nationale susceptibles de mener le dialogue pour une sortie de crise.
Dans une déclaration adressée à la presse, l’ancien ministre des Affaires étrangères, dont le nom a été cité, sans assentiment, sur la liste des personnalités proposées, remercie les animateurs du Forum de la société civile pour le changement d’avoir inclus son nom sur cette liste, et recadre ainsi le débat actuel sur une sortie de crise, notamment sur les conditions du dialogue national et l’entame d’un processus électoral démocratique.
« En remerciant toute personne qui m’a témoigné sa confiance, je considère que c’est là une reconnaissance explicite de la position à laquelle je n’ai jamais dérogé, et ce depuis que j’ai appelé au dialogue et à la concorde civile pour éviter au pays le drame des années 1990, une position à laquelle je tiens toujours », a écrit Taleb Ibrahimi dans cette déclaration.
Pour l’ancien ministre, toute approche sérieuse « qui doit être mise en œuvre afin d’écourter le chemin vers la paix et pour se débarrasser définitivement des pratiques de la corruption et de la dictature, doit d’abord reconnaître l’existence d’une crise de confiance profonde entre le peuple et ses gouvernants ». Car pour Taleb Ibrahimi, c’est cette crise de confiance qui a débouché sur la rupture du 22 février dernier et la naissance du mouvement de contestation populaire.
En parlant de rupture, il estime que c’est cette dernière qui « a fait naître une conscience chez les jeunes, qui n’acceptent plus les solutions de replâtrage et les demi-solutions ». D’où cette nouvelle posture que le pouvoir doit prendre en considération, celle de « lancer un dialogue qui doit émaner d’une volonté politique véritable, qui dépasse les considérations conjonctures et instantanées ».
Une volonté politique « qui prenne en compte les revendications des forces politiques et sociales qui appellent à prendre des mesures concrètes pour apaiser la situation et pour rassurer », écrit-il.
Pour les observateurs, Ibrahimi pose ici les préalables ou les garanties politiques qui traduiraient la volonté du hirak, avant tout commencement d’un processus de dialogue.
L’ancien diplomate estime que la commission de dialogue devant être mise en place « n’a aucune utilité dans le moment présent sauf si elle jouit d’une totale indépendance dans sa gestion, et qu’elle est libre et souveraine dans ses décisions et cela, afin qu’elle aide à bâtir un consensus national autour de la meilleure formule à même de concrétiser les revendications du Hirak populaire pour le changement radical, qui préserve l’Etat et l’esprit rassembleur de la proclamation du 1er-novembre ».
Dans cette déclaration, l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 1999 conclut en réitérant son soutien au Hirak populaire, et appelle ses composants à poursuivre sur la même lancée et dans la voie pacifique.
Après avoir décliné la proposition de faire partie du panel qui doit conduire le dialogue national inclusif, l’ex-ministre des Affaires étrangères, qui vient juste de rentrer d’un « court séjour » à l’étranger, estime que le dialogue est inévitable pour rapprocher la distance entre le peuple et le pouvoir afin de sortir le pays de l’impasse politique, et mettre fin à la corruption.
Mohamed K.

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