-- -- -- / -- -- --
Nationale

Takjout plaide pour l’accompagnement du secteur

Takjout plaide pour l’accompagnement du secteur

Le secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs du textile et des cuirs, Amar Takjout a plaidé, hier, pour l’accompagnement « sérieux » du secteur du textile en Algérie, estimant que ce dernier contribue pour près du tiers du PIB du secteur industriel dans sa globalité. En dépit de la situation difficile qu’a connue la filière du textile, cette dernière commence à connaître quelques balbutiements, estime M. Takjout.

Il en veut pour preuve les quelques 16.000 salariés qui y travaillent actuellement dans 23 wilayas. Hôte de l’émission « Invité de la rédaction » de la Chaîne III, le secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs du textile et des cuirs, affiliée à l’UGTA assure que le secteur du textile possède les potentialités lui permettant de reprendre sa place dans le marché algérien. « Les secteurs du textile, de l’habillement et des cuirs peuvent contribuer à la croissance de l’économie, et ce en dépit de la faiblesse de leurs structures », a-t-il indiqué. 

Evoquant la possibilité de remettre en activité les anciennes usines textiles à l’arrêt, M. Takjout indique « qu’il appartient à l’Etat de décider, relevant au passage que le pays possède une capacité de production de 250 millions de mètres de tissus qui n’est pas exploitée ».

Pour l’invité de la Chaîne III, l’Etat doit réinventer l’économie dans notre pays, notamment, avec la chute du prix du pétrole. Avant qu’il ne soit déstructuré, à partir du début des années 90, mettant en chômage forcé quelque 250 000 travailleurs, le secteur du textile en Algérie comptait près de 5 000 petites et moyennes entreprises, dont plus de la moitié était détenue par des opérateurs privés, a-t-il révélé. Par la suite, et dans le cadre de la relance de cette filière, l’Etat a consenti 2 milliards de dollars en 2011, afin de booster le secteur du textile et des cuirs.

« Cet investissement pouvait contribuer à la croissance, affirme-t-il, à la condition toutefois qu’existe une « réelle » volonté politique. 
Evoquant l’industrie des cuirs et peaux, qui a eu à subir un sort identique à celle des textiles, il signale qu’elle est sujette à une « désorganisation totale encouragée par des exportations frauduleuses des peaux pour 6 millions de dollars en 2006 ».

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email