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Nationale

Tahar Hadjar affirme la disponibilité du ministère au dialogue

Tahar Hadjar affirme la disponibilité du ministère au dialogue

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, a réitéré la disponibilité de son département au dialogue avec les partenaires sociaux.

Une déclaration qui survient suite au dernier mouvement de grève initié par le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES), et qui a paralysé presque toutes les universités algériennes. Le ministre qui affirme avoir rencontré les membres du CNES « à plusieurs reprises », évoque la disponibilité du ministère au dialogue avec tous les partenaires sociaux.

« Les portes du dialogue restent ouvertes et j’en veux pour preuve que depuis que je suis à la tête du ministère, j’ai reçu au moins six fois, les représentants du CNES, à leur tête son coordinateur général », a affirmé M. Hadjar, en marge de la première rencontre de coopération entre les universités algériennes et leurs homologues turques.

S’agissant du mouvement de protestation par le CNES devant le siège du ministère, M. Hadjar a affirmé qu’ « aucun autre syndicat n’a été reçu par la tutelle autant de fois que l’a été le CNES ». « Il n’y a pas lieu de remettre en cause la qualité des relations entre le ministère et les syndicats du secteur », a-t-il enchaîné, ajoutant qu’il était disponible à « recevoir ces derniers à tout moment », pour entendre leurs préoccupations.

M. Hadjar a tenu par ailleurs, à préciser que le dernier mouvement dans le corps des recteurs d’universités s’inscrivait dans le cadre du renforcement des ressources humaines dans le secteur du fait que la plupart de ces cadres avaient atteint l’âge de la retraite.

Il faut rappeler que le CNES a organisé mardi dernier un mouvement de protestation auquel ont participé quelques dizaines d’enseignants. Pour ce qui est de la grève de trois jours entamée le 14 du mois en cours, elle a été largement suivi, selon le CNES, avec un taux de participation de 60%.

Les enseignants du supérieur se plaignent du niveau très bas de leurs salaires et revendiquent une amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles. Le CNES indique d’ailleurs que 80% des enseignants ont des salaires qui oscillent entre 40 000 et 60 000 DA. L’organisation syndicale réclame plus de considération de la part des pouvoirs publics.

Selon le CNES, la grève se poursuivra encore trois autres jours, en attendant un autre cycle de débrayage qui démarrera en janvier, dès la reprise des cours. Pour sa part, le ministère a indiqué, dans un communiqué, que 510 enseignants avaient répondu à l’appel du CNES au premier jour de la protestation, 456 le deuxième jour et 321 le troisième et dernier jour soit, une moyenne de 429 enseignants grévistes ou absent/jour sur un effectif de plus de 57 000 enseignants universitaires répartis sur 103 établissements. 

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