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Nationale

Tahar Hadjar à Tizi Ouzou : « Le système LMD a montré ses limites »

Tahar Hadjar à Tizi Ouzou : « Le système LMD a montré ses limites »

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, s’est rendu, avant-hier, à Tizi Ouzou, pour une visite de travail et d’inspection, où il a reconnu que le système LMD (licence – master-doctorat) a montré ses limites.

Comme palliatif, le ministre a préconisé la méthode de télé-enseignement, c’est-à-dire l’enseignement à distance pour les étudiants en master, les doctorants et ceux évoluant dans les filières déficitaires en matière d’encadrement magistral.

Et à cet effet, le ministre, selon ses propres dires, compte réviser la carte universitaire laquelle sera appliquée à partir de la prochaine rentrée universitaire. « Notre objectif est d’établir un système universitaire national de qualité », a-t-il assuré.

A titre de rappel, il a prévu la mise en application de ses réformes pour cette rentrée universitaire 2016 -2017. Il a annoncé ces réformes suite à la question du Jeune Indépendant de savoir comment faire sortir l’université algérienne de la situation scientifique et intellectuelle pas très enviable dans laquelle elle se débat depuis tant d’années.

A présent donc, le ministre a fait reculer d’une année la mise en application de ses réformes qui se traduisent par l’enseignement à distance –(télé-enseignement).

C’est aussi à l’occasion de sa présence à Tizi Ouzou que le ministre a donné le coup d’envoi des travaux du premier colloque international sur l’enseignement à distance qui est abrité par le campus de Hasnaoua et intitulé « Télé-enseignement, entre théorie et pratique : cas de l’expérience de l’Algérie ».

A cette occasion, le ministre a fait savoir que cinq facultés algériennes dispensent actuellement ce système d’enseignement avant de manifester son souhait de le généraliser à l’ensemble des universités du pays. Il a déclaré que sur les 15 000 étudiants préparant leur master et recensés à l’échelle nationale, 5000 d’entre eux utilisent ce procédé. « Il faut savoir que le nombre d’étudiants est nettement supérieur à celui du personnel encadreur.

Pour preuve : nous prévoyons deux millions d’étudiants à l’horizon de 2020 et c’est pour cela que nous favorisons le télé-enseignement pour faire face à ce grand afflux des universitaires », a avoué le ministre.
Par ailleurs, il a affirmé qu’il est temps que l’université algérienne aille vers un système d’enseignement qualitatif et vers la revalorisation du diplôme algérien.

Et c’est dans cet esprit qu’il a annoncé que son département ministériel est en phase de réviser la carte universitaire, et ce selon la spécificité de la région et les moyens humains de chaque faculté. Cette décision entrera en vigueur à partir de la rentrée universitaire 2017/2018 avec l’objectif d’assurer une complémentarité entre les universités du pays.

A l’issue de sa rencontre à la cité universitaire de Tamda avec les représentants du CNES, le SNAPAP et les représentants des étudiants, Tahar Hadjar leur a fait savoir la nécessité que « l’université soit partie prenante dans le développement de la wilaya ! » Par la même occasion, le ministre a indiqué à ses interlocuteurs que les portes du dialogue sont toujours ouvertes.

« Cette quiétude et cette stabilité constatées à l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou est le fruit de la politique d’ouverture du dialogue en faveur de nos partenaires sociaux », a renchéri le ministre.

Notons enfin que lors d’un point de presse, Tahar Hadjar a annoncé que 6 000 places pédagogiques seront livrées avant la fin de l’année universitaire en cours. « Nous allons associer les partenaires sociaux avec l’administration pour l’achèvement des projets inscrits à l’indicatif de l’université de Tizi Ouzou », a-t-il souligné.

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