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Nationale

Tahar Ben Djelloun lâche son fiel sur l’Algérie : Une certaine lâcheté intellectuelle….

Tahar Ben Djelloun lâche son fiel sur l’Algérie : Une certaine lâcheté intellectuelle….

Bon nombre d’intellectuels sensés savoir mieux se contentent de mettre en exergue leur intégrité et se plongent dans la prostitution intellectuelle. 

C’est le cas notamment du désormais écrivain attitré du palais royal, le marocain Tahar Ben Djelloun, qui revendique un statut d’intellectuel engagé. Il s’est fendu avant-hier d’une contribution dans la presse de son pays pour s’en prendre allégrement et ouvertement à l’Algérie. 

Pour se faire bien voir de son maître et continuer à recevoir émoluments, honneurs et autres, cet intellectuel avalise la mystification opérée par le Makhzen au sujet de cette abomination qu’est la marocanité du Sahara occidental. Mystification à plusieurs niveaux.

Mystification d’abord au sujet de l’Algérie lorsqu’il déclare : « En corrompant des Etats, en poursuivant une politique de haine et de division, l’Algérie a non seulement utilisé l’argent de son patrimoine pour une cause douteuse, mais a créé un obstacle pour la construction du Grand Maghreb. »

Ou ce personnage fait dans la désinformation et la manipulation politicienne, ce qui n’est pas son rôle, d’éveilleur de conscience, ou il fait exprès de tirer le trait sachant que rien de ce qu’il avance n’est vrai mais il le fait pourtant pour plaire encore à son maître.

Ce qui est vrai, c’est surtout ce geste de l’Algérie effacé au début des années 2000 des dettes détenues auprès de certains pays africains.Dettes qui avoisinent les 500 millions de dollars au titre de la solidarité avec des pays pauvres. Est-ce que cela s’appelle de la corruption ? Pourtant c’est son pays qui est accusé de corruption de dirigeants africains particulièrement ceux de l’Afrique de l’Ouest. 

Mystification ensuite au niveau de la falsification de l’histoire : « Alors qu’aucun pays au monde n’accepte d’être privé d’une partie de son territoire, des Etats (dont aucun n’est sincère) refusent ce droit au Maroc.

Il en est des Etats comme des hommes. Certains sont intègres, honnêtes, bienveillants, préoccupés du bien-être de leur peuple, de sa prospérité et de ses progrès, d’autres sont corrompus, malfaisants, pourris et prêts à tout pour faire le malheur des autres. »

Là aussi le sieur Ben Djelloun oublie ou feint d’omettre que l’ONU avait déjà inscrit la question de l’autodétermination de ce territoire en 1965. Voilà en résumé ce que dit la résolution : « L’Assemblée reste préoccupée par l’absence de progrès notables dans la recherche d’une solution politique juste et durable en ce qui concerne le conflit relatif au Sahara occidental.

Les efforts constants des Nations-unies depuis 1965, et plus particulièrement de la Mission des Nations-unies pour l’organisation d’un référendum (autodétermination) au Sahara occidental depuis 1991.

La Résolution 1541 du Conseil de Sécurité des Nations unies du 29 avril 2004 par laquelle le Conseil a réaffirmé son soutien au Plan de paix pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental comme solution politique optimale et invite le Maroc à se montrer conciliant au sujet de cet accord ».

Sur un plan intérieur, des prisonniers marocains du célèbre bagne de Tazmamart ont dénoncé le fait que jamais Ben Jelloun n’aparticipé au combat en faveur des prisonniers du « mouroir de l’Atlas » : « Il s’est toujours tu.

Pourquoi se manifeste-t-il aujourd’hui ? », s’est demandé l’un des survivants du bagne, Ahmed Barzak. Son accointance subite et son rapprochement avec le roi Mohamed VI date en réalité de l’année où, avec son épouse, il fit venir du Maroc une bonne qui va être des années durant taillable et corvéable à merci.

Elle fut accusée de maltraitance des enfants, ce qui lui valut coups, blessures et retenues de salaires. Jusqu’au jour où elle s’est décidée à fuir son enfer et à l’étaler auprès d’une presse médusée, dont le journal Le Monde pour lequel Tahar Ben Djelloun écrivait quelques chroniques.

La gouvernante fut payée en espèces sonnantes et trébuchantes et retourna au Maroc. L’affaire fût étouffée par la justice marocaine en échange l’allégeance de Ben Jelloun au roi. Ce qu’il fait depuis avec un certain zèle, indigne d’un intellectuel.

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