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Nationale

Tabbou maintenu en détention

Tabbou maintenu en détention

La chambre d’accusation près la Cour d’Alger devait statuer sur la demande de libération du coordinateur de l’UDS mercredi prochain, mais la date a été avancée.

La demande de libération de l’activiste politique Karim Tabbou, coordinateur de l’Union démocratique et sociale (UDS/non agréée), a été rejetée hier dimanche 22 décembre par la chambre d’accusation près la Cour d’Alger, a indiqué Djaffar Tabbou, frère du prévenu, sur sa page Facebook.

Brièvement libéré une première fois par la chambre d’accusation de la Cour de Tipasa, Karim Tabbou avait été de nouveau arrêté début octobre, moins de 24 heures après sa libération. Présenté devant le juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed (Alger), Tabbou a été placé sous mandat de dépôt pour les chefs d’accusation d’« incitation à des actes de violence dans le but de porter atteinte à la sécurité nationale » et d’« atteinte à l’unité nationale ».

Pour rappel, l’ancien premier secrétaire du FFS a été remis en liberté, le 25 septembre, par la cour de Tipasa, avant qu’il ne soit arrêté à nouveau 24 heures plus tard. Le mandat de dépôt de cette figure emblématique du hirak avait été confirmé le 2 octobre par la justice. Il est poursuivi pour « atteinte à l’unité nationale » et « incitation à la violence via ses publications sur les réseaux sociaux ».

« Ce type d’agissement est une provocation prononcée et ne peut être que de connotation politique. Une décision qui n’honore point notre pays qui milite pour la liberté, l’Etat de droit et la démocratie », avait dénoncé Me Mustapha Bouchachi, membre du collectif de défense. Beaucoup considèrent qu’une éventuelle libération de Tabbou ou son maintien en détention constituerait un indice des véritables intentions du nouveau Président élu.

Ce dernier, qui a annoncé vendredi dernier vouloir « tendre la main » au mouvement de protestation, était resté évasif sur la question relative aux détenus d’opinion. Depuis plusieurs mois, hirak et opposition ne cessent de réclamer des mesures d’apaisement, dont la libération des détenus d’opinion et la fin de la répression, des revendications rejetées en bloc par le chef d’état-major, devenu le véritable homme fort du pays.

Toujours sur le front judiciaire, le tribunal de Hussein Dey a prononcé dernièrement la relaxe du détenu du hirak Garidi Hamidou, alors que le procureur du tribunal a requis une peine de cinq ans de prison à son encontre pour « atteinte à l’unité nationale », d’après le CNLD. L’audition dans le fond du journaliste et militant Fodil Boumala était prévue hier au tribunal de Dar El Beida, alors que le procès de la militante Lynda Nacer (ex-journaliste de Liberté), prévu au tribunal de Constantine, a été renvoyé au mercredi 8 janvier 2020.

Par ailleurs, le comédien et réalisateur Abdelkader Djeriou a été remis en liberté ce dimanche matin par le tribunal de Oued Tlélat, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD). Il avait été arrêté jeudi soir alors qu’il devait participer à la marche du 44e vendredi.

Abdelkader Djeriou a comparu ce dimanche matin devant le procureur de la République près le tribunal de Oued Tlélat pour incitation à attroupement non armé.

Le comédien et réalisateur avait été arrêté par la Gendarmerie nationale à l’entrée de la wilaya d’Oran, la veille du 44e vendredi du mouvement populaire.

Il a été mis en garde à vue jusqu’à sa comparution hier matin devant le procureur de la République qui a décidé de le remettre en liberté.

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