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Nationale

Système financier : 2018 sera l’année de la digitalisation

Système financier : 2018 sera l’année de la digitalisation

Après avoir donné son aval pour la généralisation de la finance islamique, le ministre des Finances, Abderrahmane Raouia, estime que l’année 2018 sera aussi celle de la « Expofinance ». C’est ce qu’il a laissé entendre hier à la Safex d’Alger, lors d’un atelier sur la digitalisation du système financier.

En présence de la ministre de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique, Houda-Imène Feraoun, Abderrahmane Raouia a tenu à souligner les avancées notables enregistrées par plusieurs banques publiques en la matière, en citant l’exemple de la BDL qui vient de basculer vers un nouveau système d’information, de la CNEP banque et de la BADR qui ont réalisé une migration partielle (BADR avec 70 agences).

En attendant la BNA et le CPA, car leurs systèmes d’information sont en phase de préparation. Raouia explique l’engagement de ces banques publiques dans le projet de modernisation de leur système d’information, dans le but de mettre à la disposition de leurs clientèles des solutions dans le cadre du global banking, par les solutions et les avantages qu’offre la digitalisation pour les entreprises et pour le client en termes de qualité des prestations de service, de sécurité et d’interactivité.

Le ministre a indiqué que « c’est un environnement favorable pour déployer des solutions adéquates pour couvrir tous les aspects de la demande des clients ».

En signalant que « cette manifestation est arrivée dans un contexte favorable », marqué par l’adoption par l’APN, dans le cadre de la loi de finances 2018, de deux mesures pertinentes dans le but d’élargir le champ d’application du e-paiement.

Il s’agit des mesures législatives donnant aux citoyens la possibilité de régler leurs achats par carte, avec la généralisation de l’installation des Terminaux de Paiement Electronique (TPE) au niveau des commerces de détails, ainsi que de la mesure généralisant la télédéclaration et le télépaiement à toutes les entreprises.

Le ministre a rappelé à cette occasion « l’obligation de toutes les banques et entreprises désirant rester compétitives d’investir dans les nouvelles technologies ». « Une nécessité pour atteindre un degré de performance et assurer une réelle proximité avec le client ».

Pour finir, le ministre a souligné l’intérêt qu’il porte pour la digitalisation des transactions au niveau de tout le secteur financier.

Il a salué le fait que « des étapes importantes ont été réalisées dans cette voie », en réitérant sa détermination et celle du gouvernement à multiplier les efforts pour aller encore de l’avant, en ce qui concerne « la consolidation des constructions d’infrastructures de la télécommunications sur tout le territoire national pour assurer une mutation digitale réussie ».

De son côté, Houda-Imene Feraoun est intervenue pour confirmer encore « l’obligation de passer à la digitalisation » et que « l’introduction des NTIC est nécessaire pour notre économie ».

Elle a, par ailleurs, soulevé l’importance de déterminer le modèle économique que l’Algérie devrait suivre dans sa transaction vers la digitalisation de son système financier. Car « il est important de prendre en considération les particularités de l’Algérie, chose qui ne permet pas de calquer un modèle adopté en Amérique, dans les pays du Golfe, etc ». 

Elle a mis aussi en garde contre d’éventuelles menaces pouvant attaquer les systèmes financiers, ce qui « pourra être plus grave que la chute du baril de pétrole à 20 dollars ! », en référence à la cyberattaque, d’où l’importance de se protéger.

Pour sa part, le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Loukal, estime que la digitalisation des banques est devenue obligatoire. Pour cela, toutes les facilitations et la législation sont réunies pour faciliter la transition, tout en mettant l’accent sur l’importance de changer la culture financière.

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