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Nationale

Surveillance sanitaire de l’eau potable : L’INSP consolide le dispositif national

Surveillance sanitaire de l’eau potable : L’INSP consolide le dispositif national

Dans le cadre de sa mission de veille sanitaire et de protection de la santé publique, l’Institut national de santé publique (INSP) a organisé, ce dimanche, un atelier thématique intitulé « Atelier sur le remplissage des supports relatifs à l’eau potable », s’inscrivant dans une dynamique continue d’amélioration du système national de surveillance de l’eau potable, pilier fondamental de la prévention des maladies à transmission hydrique.

L’atelier a réuni des cadres du secteur de la santé, des acteurs du contrôle sanitaire hospitalier ainsi que des experts de l’INSP, autour de l’ objectif central du renforcement des capacités opérationnelles des intervenants de terrain en matière de collecte, de renseignement et d’analyse des données liées aux ouvrages d’alimentation en eau potable.

A cette occasion les experts des experts de l’INSP ont souligné que le Programme national de prévention et de lutte contre les maladies à transmission hydrique constitue « un outil stratégique de prévention, de protection des populations et d’alerte précoce face aux risques sanitaires ». Ajoutant que ce programme ne saurait être perçu comme une procédure administrative routinière, mais comme un mécanisme essentiel de sécurité sanitaire, dont l’efficacité repose sur la rigueur des données collectées à la base.

Dans ce contexte, le cadre de surveillance hospitalière occupe une place déterminante. Il permet de centraliser des informations précieuses relatives aux différents ouvrages hydrauliques, aux modes d’alimentation en eau, aux procédés de désinfection appliqués, ainsi qu’aux résultats des contrôles de qualité physico-chimiques et microbiologiques. La mesure du chlore résiduel libre et les analyses de polymétrie figurent parmi les indicateurs clés de ce dispositif. De facto « la qualité de l’analyse nationale dépend directement de la fiabilité du renseignement local. Une erreur commise au niveau d’un ouvrage peut fausser l’interprétation à l’échelle nationale », a averti l’une des intervenantes sur la responsabilité collective des acteurs impliqués dans la chaîne de surveillance.

L’atelier avait ainsi pour vocation d’accompagner concrètement les agents chargés du contrôle sanitaire hospitalier dans le remplissage des différents supports. Un accent particulier a été mis sur l’utilisation du guide méthodologique, conçu comme un outil d’assistance claire et opérationnelle, permettant de renseigner chaque rubrique de manière cohérente, complète et conforme aux définitions normatives.

 

Fiabilité et transmission des données

Les participants ont également été sensibilisés au circuit institutionnel de transmission des données. Les supports sont d’abord renseignés par le personnel technique concerné, puis transmis aux établissements hospitaliers, où ils sont compilés par les services de biologie et de médecine préventive. Les données consolidées sont ensuite acheminées vers les directions de la santé de wilaya, avant d’être transmises mensuellement à l’INSP, chargé de leur exploitation et de l’analyse nationale.

Par ailleurs, une large part de l’atelier a été consacrée à la présentation détaillée des différents types d’ouvrages hydrauliques recensés dans le guide de surveillance de 2020. Quinze catégories d’ouvrages sont ainsi prises en compte, allant des puits individuels, collectifs et agricoles, aux sources naturelles, captées ou non captées, en passant par les réservoirs, châteaux d’eau, borne-fontaine publiques, robinets individuels, stations de traitement, stations de pompage, barrages, canaux, oueds et forages.

Les experts ont relevé l’importance de bien distinguer les sources captées, protégées par des aménagements spécifiques destinés à la collecte et à la sécurisation de l’eau, des sources non captées, qui émergent naturellement sans protection et restent exposées aux risques permanents de contamination. Ces dernières, ont-ils rappelé, ne peuvent être considérées comme potables ni faire l’objet d’une désinfection efficace et durable. En outre, les modalités de renseignement des différentes colonnes du tableau de surveillance ont été expliquées de manière approfondie. Il s’agit notamment du recensement total des ouvrages existants dans une zone donnée, du nombre d’ouvrages nettoyés ou réhabilités durant la période de référence, ainsi que de ceux équipés de dispositifs de chloration automatique ou manuelle.

Une attention particulière a été portée à la distinction entre équipements installés et équipements réellement opérationnels, cette nuance étant essentielle pour une évaluation objective de l’état de la désinfection. Les intervenants ont également mis en garde contre certaines incohérences fréquemment observées dans les supports, notamment la déclaration simultanée de plusieurs modes de désinfection pour un même ouvrage, une pratique jugée techniquement infondée. Les indicateurs relatifs au contrôle du chlore résiduel libre ont fait l’objet d’explications détaillées. Les participants ont été invités à renseigner avec précision le nombre de dosages effectués au cours du mois, ainsi que le nombre de résultats conformes, définis par un taux de chlore compris dans les normes réglementaires. De même, les rubriques consacrées aux analyses de polymétrie ont été clarifiées, ces dernières permettant de détecter la présence de coliformes et d’identifier d’éventuelles contaminations microbiologiques.



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