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Nationale

Sûreté nationale : Création prochaine de la police de l’Environnement

Sûreté nationale : Création prochaine de la police de l’Environnement

Le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire s’est dit résolu à prendre les mesures nécessaires pour lutter contre la pollution de l’environnement. La sûreté nationale va créer prochainement une branche spécialisée dans la protection de l’environnement, qui sera rattachée à la police judiciaire.

C’est ce qu’a affirmé le ministre de l’Intérieur, Saleh Eddine Dahmoune, dans un post sur sa page Facebook. Dans une allocution prononcée devant les agents de maintien de l’ordre public de la Sûreté nationale à l’occasion de l’Aïd El Adha, le ministre, qui a réaffirmé l’engagement de son département à accompagner les services de police dans tous les domaines, a indiqué que les prérogatives de la police vont être élargies. Outre l’assistance sanitaire pour les citoyens qui entre dans le cadre du travail de proximité, la Sûreté nationale s’impliquera davantage dans la protection de l’environnement avec la création prochaine de la police de l’environnement. Selon le ministre, ce département, relié directement à la police judiciaire, aura comme mission la lutte contre les comportements des individus qui nuisent à l’environnement et qui, souvent, causent des désastres écologiques. Il a déclaré que « cette démarche s’inscrit dans le cadre des efforts et décisions du gouvernement visant à la protection de l’environnement ». Des mesures, précise-t-il, qui devront être accompagnées par des opérations préventives que les services de police et d’autres secteurs auront à accomplir.

Et c’est souvent le citoyen qui est pointé du doigt, car censé en premier lieu prendre en charge la propreté de son environnement en adoptant des gestes simples. Il faut dire que la voie choisie par le ministère de l’Environnement depuis plusieurs années, à savoir la sensibilisation, n’a pas donné les résultats escomptés. La situation catastrophique que vit le pays sur le plan environnemental n’a pas bougé d’un iota, d’où la réflexion sur l’instauration d’une amende sur les comportements qui sont nuisibles à l’écosystème national. Cette police de l’environnement, dans le cas où elle voit le jour, aura du pain sur la planche. Car il suffit de sillonner les quartiers de nos villes pour faire un terrible constat : les trottoirs sont jonchés d’ordures jetées par des citoyens qui ne se soucient pas des conséquences de ces gestes irresponsables. Outre les odeurs nauséabondes que dégagent les dépôts d’ordures sauvages, les ordures ménagères constituent également un fléau environnemental et social. La mer n’est pas épargnée, des déchets industriels et des rejets liquides urbains y sont déversés, ce qui a accéléré la pollution des côtes algériennes.

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