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Culture

Sur le détournement des deniers publics

Sur le détournement des deniers publics

Dans une satire au genre grotesque et caricatural, traitant des travers de la société algérienne, la pièce de théâtre Ouzid n’zidlek est mise en compétition du dixième Festival national du théâtre professionnel à Alger. Elle est présentée ce mercredi 27 mai au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi.

Mis en scène par Faouzi Benbraham sur le texte Louâbet Es’soltane oual wazir (Le jeu du roi et du ministre) de l’écrivain libyen Abdellah El Bassiri, réécrit par Benaïcha Leila, le spectacle théâtral Ouzid n’zidlek (En veux-tu en voilà) a ravi, 85 minutes durant, le public de la salle du Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi à Alger.

Etant le cinquième spectacle à entrer en compétition, il expose dans une vision microcosmique de la société algérienne, trois petites histoires. Histoires qui évoluent parallèlement dans un cirque, servies par des transitions intelligentes dans des dialogues directes à la rhétorique satirique.

Le détournement des deniers publics est dénoncé et ses auteurs, organisés en réseau de malfaiteurs, jusque-là intouchables, arrêtés. En parfaite adéquation, la scénographie, œuvre de Hamza Djaballah ainsi que les bruitages et la musique de Hassen Lamamra, ont rendu de manière fidèle et authentique l’univers du cirque avec son chapiteau, ses couleurs, sa musique burlesque et ses sonorités grotesques.

L’espace scénique est bien exploité par les dix comédiens, dont la talentueuse Nesrine Belhadj, dans un jeu concluant aux échanges ascendant entretenant ainsi un rythme progressif et soutenu. Le vol et le détournement des deniers publics, un des maux qui rongent toute société de l’intérieur a été mis à nu, faisant passer le message par la satire, le grotesque et la caricature.

Pour ce faire, Faouzi Benbraham, usant de son génie de jeune metteur en scène, a fait le choix de faire évoluer ses personnages dans l’espace d’un cirque, ce qui a donné au spectacle une intensité dans le rythme et un jeu plaisant. Le public nombreux, savourant tous les moments du spectacle dans l’allégresse et la volupté, a eu du répondant, manifestant sa satisfaction par des applaudissements nourris et des rappels au salut.

Ce 10e Festival du théâtre professionnel comprend 18 spectacles de 14 théâtres régionaux (Annaba, Sidi Bel Abbes, Tizi Ouzou, Constantine, Mascara, Béjaïa, Oran, Batna, Oum Bouagui, Skikda, Guelma, Souk Ahras, El Eulma, le Théâtre national), la coopérative Les amis de l’art de Chlef et l’association du Théâtre libre de Mila.

Ils sont en compétition pour décrocher le Grand prix. Les huit spectacles en Off (hors compétition) sont programmés à la Salle El Mougar.

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