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Culture

Sur fond d’histoire de Constantine

Sur fond d’histoire  de Constantine

La sixième édition du Colloque international d’anthropologie et musique sera ouverte, demain, lundi 23 novembre, à Constantine, sous la thématique Savoir-faire et transmission dans les musiques de tradition orale et le malouf constantinois, pour trois jours de débat et de réflexion.

Initiée par le Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH), cette nouvelle édition sera animée autour de six axes, soit Ce que les musiques traditionnelles doivent aux textes ; Rôle et contexte de jeu des musiques traditionnelles dans la modernité ; Transmission des musiques traditionnelles ; Méthodes pour une analyse utile des musiques traditionnelles ; Utilisation des technologies pour l’étude et la préservation des musiques traditionnelles ; Les savoir-faire annexes liés à la musique.

Inscrit dans le cadre de la manifestation Constantine capitale 2015 de la culture arabe, ce colloque qui se déroulera à l’hôtel Marriott, mettra en évidence la dynamique historique de la ville.

Comme rapporté par l’organisateur dans la présentation de cette rencontre, Constantine sera marquée au début du IXe siècle par le règne des Fatimides, elle sera le chef-lieu de province sous les Zirides et les Hammadides du Xe au milieu du XIIe siècle. Elle perdra de son influence sous les Almohades, (du milieu du XIIe siècle au milieu du XIIIe), pour reprendre un éclat particulier sous les Hafsides. 

Elle deviendra la ville la plus importante avec Tunis et Béjaïa durant trois siècles, (du milieu du XIIIe au milieu du XVIe siècle). Nombre de communications sera consacré aux musiques traditionnelles de la Cité, notamment la musique andalouse, sous la tutelle du comité scientifique composé de Maya Saidani et Ouiza Galleze.

C’est au début du XXe siècle que Constantine sera marqué par une pléiade de musiciens lettrés ou moins lettrés excellant dans des genres musicaux divers, le malouf en particulier, alors que leurs ancrages sont nombreux, notamment les confréries cisâwâ, rahmâniyâ, hançala, le cercle des zadjala. 

Ce savoir-faire ancestral, véhiculé par les artistes, élevés au rang de shîkh(a), maalam(a) et râyas(a), demeure pratiqué dans la ville selon des modes de transmission de répertoires musicaux de tradition orale. Des répertoires fragilisés qui ont connu de multiples mutations dues aux nouveaux espaces dans lesquels ils évoluent désormais.

Selon l’organisateur, des alarmes sont régulièrement tirées pour protéger ce patrimoine immatériel qui ne pourra se maintenir et se développer sans la contribution d’un autre savoir-faire, cette fois matériel, qui est la lutherie mais aussi, modernité oblige, des techniques liées au son desquels dépendent la réussite de tout concert. Dans ce sens, il s’agira, lors de ce colloque, de repenser le mode de transmission des savoir-faire liés à la pratique, à la transmission et au développement de la production musicale.

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