Suppression de la 5e: Satisfecit des syndicats – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Suppression de la 5e: Satisfecit des syndicats

Suppression de la 5e: Satisfecit des syndicats

Le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed, a annoncé, jeudi dernier, la suppression définitive de l’examen de la cinquième. Les syndicats du secteur ont applaudi la décision mais réclament une vraie refonte du système éducatif. 

«L’examen de fin de cycle primaire est officiellement annulé à partir de l’année scolaire 2021-2022», a indiqué le ministre lors d’un colloque national consacré à l’évaluation et à la mise en œuvre des opérations liées à la rentrée scolaire, en présence des directeurs de l’éducation. Le ministre a révélé qu’«il a été officiellement décidé d’annuler l’examen du certificat de fin d’études primaires, et ce à compter de l’année scolaire en cours 2021-2022. Le passage du cycle primaire au cycle moyen se fera donc en fonction des notes obtenues durant l’année scolaire».

M. Belabed a précisé que cette décision intervient après une étude approfondie du calendrier pédagogique de cet examen. L’annonce a été applaudie par les syndicats du secteur et les associations des parents d’élèves.

Contacté par le Jeune Indépendant, le secrétaire général du Syndicat des professionnels de l’éducation et de la formation (SATEF), Boualem Amoura, a exprimé sa satisfaction quant à cette décision, rappelant que c’est une vieille revendication qui date de près de 8 ans. Il a expliqué que le taux d’échec à cet examen est infime et représente 3%, ce qui fait qu’il soit juste une formalité. M. Amoura a recommandé de revenir à l’ancien système, soit six ans dans le cycle primaire. Selon lui, cela aura un impact sur le poids du cartable car le programme primaire sera étalé sur six ans. Le SG du SATEF a également demandé à aller vers une refonte du système éducatif. «Nous avons revendiqué, depuis 1990, une refonte radicale du système éducatif».

Pour sa part, le syndicaliste Nabil Ferguenis, membre du Syndicat national autonome des fonctionnaires de l’éducation (SNAFE) a estimé que la suppression de la cinquième est une bonne décision qu’il a toujours revendiquée. «C’est une décision que je soutiens mais à condition de récupérer l’argent économisé pour le bien de nos écoles», a-t-il suggéré. La suppression de cet examen permettra, en effet, de récupérer une somme d’argent qui, il l’espère, sera bénéfique pour les écoles primaires, et ce en offrant du matériel et en améliorant les conditions de travail. Ce n’est pas tout. Nabil Ferguenis est allé plus loin pour demander à revoir carrément le système éducatif algérien, en commençant par l’école primaire. Selon lui, l’annulation de l’examen permettra aussi de mettre sur un pied d’égalité les élèves algériens dans la mesure où beaucoup d’élèves n’ont pas la chance de passer par le préparatoire vu le nombre limité de places.

M. Ferguenis a donc suggéré de revenir vers l’ancien système en adoptant six ans au cycle primaire. Il a estimé que la réforme de l’école primaire passe d’abord par l’amélioration des conditions de travail de l’enseignant.

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