Université de Béjaïa : Le SICOM poursuit son aventure  – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Université de Béjaïa : Le SICOM poursuit son aventure 

Université de Béjaïa : Le SICOM poursuit son aventure 

Lancé en 2021 par un groupe d’étudiants, à l’initiative d’un groupe de professeurs, le journal des étudiants des sciences de l’information et de la communication, le SICOM, de l’université de Béjaïa, poursuit son aventure pour la deuxième année consécutive avec la parution de son deuxième numéro au début du mois de juin en cours. 

Mettre en pratique les acquis théoriques obtenus en salle de cours et TD, c’est ce qui manquait le plus dans la formation universitaire. Une situation que les enseignants de la faculté des sciences de l’information et de la communication de l’université de Béjaïa veulent changer en initiant un journal de la faculté.

Après une première édition l’année passée, cette équipe d’enseignants, qui peaufinent le travail d’un groupe d’étudiants déterminés et passionnés par ce métier, viennent de réaliser une nouvelle édition dédiée à la mémoire de Tahar Djaout. Réparti en rubriques (actualité, santé, culturelle, sport, C scientifique), le SICOM est digne d’un titre de la presse nationale. Avec la une dédiée au phénomène de la triche en milieu universitaire, les étudiants ont évoqué, sans tabou, un fléau qui ronge les universités. Dans son enquête, l’étudiant Idir Sofiane est revenu sur la fraude pendant les examens mais surtout sur les conséquences de la triche.   

Les tribunes du journal sont aussi ouvertes pour retracer la vie des étudiants dans les campus et résidences universitaires, avec des hauts et des bas et, surtout, les aléas auxquels ils doivent faire face, à l’instar de la difficulté de décrocher un stage pour les étudiants en fin de cycle. Enquête, interview, portrait… L’équipe rédactionnelle du SICOM a touché à tous les genres journalistiques étudiés en classe.  

Concernant l’origine de cette expérience intellectuelle, l’encadreur de cette équipe d’étudiants, le Dr Tarik Chami nous a affirmé que « c’était une idée de l’équipe de formation ». « L’objectif était de pratiquer les enseignements théoriques reçus en termes de rédaction et de genres journalistiques », a-t-il précisé, soulignant l’engouement des étudiants à l’idée d’écrire et, surtout, d’être publié.  Selon lui, c’est une continuité de ce qui a été enseigné pendant l’année. Cela a permis à chacun d’eux de se mettre en pratique, d’aller sur le terrain, de prendre contact avec des sources d’information et de découvrir réellement les aléas du métier.

S’agissant du choix des sujets, l’enseignant des modules Genres journalistiques dans la presse imprimée et Conception et réalisation des journaux, les thèmes sont préalablement réfléchis et discutés « d’où la diversité des papiers et des genres ». Soulignant les grands efforts consentis par les étudiants, M. Chami a indiqué que ces derniers « ont osé écrire sur des sujets jusqu’alors non ou moins abordés dans la presse nationale et qui touchent directement à l’université », à l’exemple de l’enquête de cette 2e édition consacrée au phénomène de la triche dans le milieu universitaire. « Le sujet est vraiment d’actualité. Nous connaissons tous la profondeur de ce fléau qui ronge non seulement l’université mais tous les autres paliers d’enseignement », a noté l’encadreur. 

Pour ce qui est de l’avenir du SICOM, il a affirmé que faute de moyens pour l’imprimer et le diffuser à la communauté universitaire, le journal va rester, pour l’instant, dans sa version électronique et sa diffusion numérique, soulignant l’objectif de l’élaboration de ce journal, à savoir permettre aux étudiants en journalisme de pratiquer leurs acquis théoriques. Mais une chose est sûre, il faut pérenniser et assurer une large diffusion pour le SICOM.  « Nous sommes en train de concevoir un site Internet pour assurer une meilleure diffusion des contenus de ce journal estudiantin », a-t-il précisé. 

La satisfaction est aussi du côté de l’équipe rédactionnelle. Yasmine Kara a, en effet, exprimé son contentement de faire partie de cette équipe dont les membres se sont  entraidés tout au long de la réalisation de cette édition. Yasmine a réalisé, entre autres, un compte rendu ainsi que le portrait d’une enseignante qu’elle redoutait tant.

Néanmoins, l’exercice était plus facile pour cette étudiante, qui dit avoir acquis une expérience lors de la réalisation de la première édition du SICOM. Le souhait de l’étudiante est de voir ce « joyaux » durer dans le temps et que les générations d’étudiants à venir perpétuent cette aventure intellectuelle. 

 

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