Statut particulier des corps spécifiques  : Des appels à son élaboration avant juin   – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Statut particulier des corps spécifiques  : Des appels à son élaboration avant juin  

Statut particulier des corps spécifiques  : Des appels à son élaboration avant juin  

La question des statuts particuliers régissant le secteur de l’éducation nationale vient d’être soulevée à nouveau par les syndicats du secteur. Le statut particulier des corps spécifiques, qui n’a pas encore vu le jour, continue également à préoccuper les travailleurs desdits corps.  

Les syndicats de l’éducation sont revenus à la charge en interpellant la tutelle pour accélérer la finalisation de l’élaboration du statut particulier des corps spécifiques de l’éducation nationale, avant les examens officiels de fin d’année, avec son application avec effet rétroactif, et ce pour ne pas perdre six mois de mise en œuvre. Ils appellent également à l’importance de reclasser les professeurs en les plaçant dans un « rang spécial », qui leur est propre, quelle que soit la qualification académique dont ils disposent. 

Le président de l’Organisation nationale des professeurs de l’éducation, Boudjemâa Chihoub, a expliqué, à cet effet, que le syndicat reçoit au quotidien des interrogations et des inquiétudes de la part des enseignants concernant le retard dans la promulgation du statut particulier pour les travailleurs appartenant aux corps spécifiques.  

« Le statut particulier des corps spécifiques de l’éducation nationale est aussi une question épineuse qui préoccupe les travailleurs desdits corps dans la mesure où ce dernier n’a pas encore vu le jour, à commencer par la création de la commission technique chargée du dossier du statut particulier jusqu’aux réunions du comité interministériel regroupant les secteurs de l’éducation, des finances et de la fonction publique, qui a tenu sa première réunion le 5 janvier », a indiqué le syndicaliste. 

Chihoub reproche, par ailleurs, l’attitude du ministère qui garde le silence sur les classifications. Il appelle ainsi les responsables du secteur à prendre une décision concernant la reclassification des enseignants selon la nouvelle grille indiciaire des salaires, en accordant à l’éducateur un « grade spécial », quel que soit son diplôme ou sa qualification académique, sans le soumettre à la classification en vigueur, appliquée par les services de la fonction publique.

« Nous avons constaté des points positifs dans le projet de loi, comme la définition des missions de chaque catégorie, mais la question de la classification n’a pas été soulevée », regrette M. Chihoub. Le syndicaliste a toutefois indiqué que les enseignants du cycle primaire passeront de la catégorie 11 à la 13 en application du décret présidentiel 266-14 fixant la grille indiciaire des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires. 

Le représentant de l’Organisation nationale des professeurs de l’éducation appelle également à accélérer l’ouverture du dossier des primes et indemnités afin d’atteindre l’objectif escompté, à savoir relancer les anciennes primes et en créer de nouvelles pour soutenir les salaires des professeurs et créer un équilibre dans leur pouvoir d’achat, à l’image de ce qui a été fait dans certains secteurs ministériels, surtout au moment où le ministre Belabed s’est engagé à ouvrir le dialogue sur le système de rémunération, et ce après la finalisation de l’élaboration du statut particulier.   

Pour sa part, le président de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (UNPEF), Sadek Dziri, a proposé d’unifier la classification des enseignants des trois cycles. Il a fait savoir que 85 % des enseignants des trois cycles recrutés au cours des dix dernières années ne sont pas diplômés des ENS, estimant ainsi que « l’unification de la classification est importante et garante de la stabilité du secteur ». 

Il a également indiqué que le statut particulier des corps spécifiques est entré dans une nouvelle étape, après avoir été présenté à la commission ministérielle mixte « finances, éducation et fonction publique », mais il semble, a-t-il dit, que son élaboration prendra du temps, surtout que près de trois mois se sont écoulés depuis le début de sa discussion.  

Les revendications essentielles, qui reviennent d’une manière récurrente de la part des syndicats de l’éducation nationale, sont la révision du régime indemnitaire, qui n’a pas été révisé depuis 12 ans, celui du pouvoir d’achat et enfin l’épineux dossier du statut particulier des corps spécifiques. 

Le projet de statut particulier, qui revêt une importance capitale pour les travailleurs du secteur, a suscité une véritable polémique, surtout du fait de la manière avec laquelle la tutelle a décidé de le traiter. 

Certains syndicats se sont retirés, en effet, de la commission technique chargée du dossier du statut particulier des fonctionnaires du secteur, reprochant à la tutelle un « manque de volonté et de bonne foi » dans le traitement de ce dossier épineux, tout en s’interrogeant sur l’absence de représentants de la fonction publique et du ministère des Finances dans ces consultations. 

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