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Op-Ed

Statu quo

Madame la ministre de l’Education, Nouria Benghebrit, n’aura pas réussi à convaincre ni à dissuader les syndicats d’enseignants.
La grève a réussi à perturber l’enseignement normal à travers le pays et notamment dans la capitale.

Le taux de suivi n’étant pas le plus significatif dans ce genre d’entreprise syndicale, parce que personne ne peut jurer, dans les établissements scolaires, que l’effet tache d’huile est totalement écarté. Au ministère de tutelle, on en sait quelque chose et on se garde de trop insister sur ces questions de nombre et de mobilisation.

Il faut le reconnaître, madame la ministre a opté pour le dialogue après qu’on ait vaguement tenté d’intimider les rangs des protestataires en invoquant l’illégalité du mouvement de grève.
Puis, tandis qu’aucune annonce relative aux revendications principales n’a su anticiper sur le débrayage, Nouria Benghebrit a tenté de calmer les esprits en « réaffirmant son engagement à trouver les solutions aux questions qui continuent de préoccuper ses fonctionnaires ».

Comme pour amortir le choc de deux jours de plus sur l’autel du sacrifice pédagogique d’une génération d’écoliers, collégiens et lycéens qu’on a privés d’une bonne partie du programme de formation à cause des grèves à répétition. Que pouvait déclarer la ministre face au fait accompli ? Qu’il lui faudrait du temps pour prendre en charge une doléance vieille de plusieurs années dans le secteur et que ses prédécesseurs n’ont jamais voulu satisfaire.

Tout le monde sait en Algérie que la question du statut particulier revient régulièrement sur la table, leitmotiv d’une profession de plus en difficile à exercer.

Par conséquent, les pouvoirs publics ont eu tout le loisir de s’y pencher et de proposer une réponse au corps enseignant. Au nom de la pérennité des engagements de l’Etat, un ministre assume en général le passif de son département ; on ne peut donc pas croire que l’actuelle locataire de l’Education nationale puisse réclamer un délai de réflexion trop long.

Alors, si les portes du dialogue demeurent ouvertes, il faudrait que l’équipe gouvernementale sache plancher rapidement sur le dossier pour qu’enfin la fonction publique participe à la solution d’un bras de fer qui n’a que trop duré.
Pour le reste des revendications, parions que Madame la Ministre saura y répondre sans plus tarder.
 

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