Station de dessalement de l’eau de mer de Skikda : Le chantier lancé
En application du programme nationale visant le renforcement de la sécurité hydrique, les travaux de réalisation d’une station de dessalement d’eau de mer de 140 000 m3/jour à Ben M’hidi, dans la wilaya de Skikda, ont été lancés ce mardi. L’investissement public consenti est de plus de 100 millions de dollars.
C’est le président-directeur général du Groupe Sonatrach, Nouredine Daoudi, accompagné du wali de la wilaya de Skikda,, Saïd Akhrouf, qui a lancé officiellement le chantier, en présence du PDG du Holding Sonatrach Activités Externes et de Soutien (SAES), des PDG d’Algerian Desalination Company (ADC) et de l’Entreprise nationale de canalisations (ENAC), ainsi que des autorités locales et de cadres dirigeants du Groupe, a indiqué hier Sonatrach dans un communiqué.
La future station disposera d’une capacité de production de 140 000 m³ d’eau par jour, dont 100 000 m³/jour destinés à l’alimentation de la zone industrielle de Skikda et 40 000 m³/jour à l’Algérienne des eaux (ADE), a précisé la même source, affirmant que le délai de réalisation de ce projet n’excédera pas deux années, conformément aux plus hauts standards techniques et d’ingénierie.
Mouloud Hachelaf, assistant du PDG de la société Algerian Desalination Company, a précisé que le délai de réalisation de cette station qui couvre une superficie d’environ 4 hectares, « sera de 36 mois au maximum, moyennant un investissement public de plus de 100 millions de dollars ».
« Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des orientations des hautes autorités du pays visant à renforcer la sécurité et la souveraineté hydriques », a souligné Sonatrach, notant que la réalisation de cette station est confiée à la Société Algerian Desalination Company (filiale du groupe Sonatrach) et l’exécution des travaux à l’Entreprise nationale de canalisations (également filiale de Sonatrach).
Le lancement de ce projet illustre l’« engagement constant du Groupe à poursuivre la réalisation de projets stratégiques, contribuant ainsi au renforcement de la sécurité hydrique, à la promotion du développement durable et à la consolidation de la souveraineté nationale en matière de ressources en eau ».
Hachelaf a souligné, en marge du lancement des travaux de réalisation de la station, que ce projet stratégique s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme national visant à renforcer la sécurité hydrique et à garantir un approvisionnement durable en eau au profit des citoyens et des installations industrielles.
Cette station fonctionnera selon la technique de « l’osmose inverse » (procédé de purification de l’eau permettant d’éliminer une grande partie des sels, minéraux, bactéries, virus et autres impuretés dissoutes), l’une des technologies de dessalement les plus avancées au monde produisant de l’eau de haute qualité, conforme aux normes techniques et environnementales internationales.