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Nationale

Start-up africaines : Le continent veut ses champions

Start-up africaines : Le continent veut ses champions

L’Afrique doit transformer ses idées et son talent en entreprises durables et compétitives à l’échelle mondiale. Lors de l’ouverture, ce samedi, de la quatrième édition de la Conférence africaine des start-up, la vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, Selma Malika Haddadi, a appelé à renforcer le financement, les infrastructures et la coopération continentale pour permettre aux jeunes Africains de créer des entreprises capables de rivaliser à l’international.

Mme Haddadi a rappelé le potentiel extraordinaire de la jeunesse africaine, affirmant que « plus de 70 % de la population africaine a moins de 30 ans. L’an prochain, notre économie numérique devrait atteindre, à elle seule, 180 milliards de dollars, et à travers le continent et sa diaspora, les jeunes Africains réécrivent le récit de ce que l’innovation africaine peut accomplir sur la scène mondiale ».

Elle a souligné l’importance de passer de l’intention à l’action car « le potentiel seul ne construit rien. Les idées sans écosystèmes restent des idées. Le talent sans capital reste dormant, et l’ambition sans infrastructures conduit à la frustration. Cette conférence existe parce que nous comprenons cette vérité, nous avons la responsabilité de transformer les possibilités en entreprises, la créativité en sociétés et les solutions locales en champions continentaux ».

Le thème de cette année, « Raising African Champions » (Pour l’émergence de champions africains) vise, selon elle, à promouvoir « des entreprises africaines durables, capables de croître au-delà des frontières, de rivaliser à l’international et de renforcer la position de l’Afrique dans les industries du futur ». Elle a également indiqué que « le leadership de l’Algérie dans l’organisation de cette conférence depuis 2022 reflète un choix délibéré soutenu par des actions concrètes. La création du Fonds algérien pour les start-up en 2020, avec l’objectif national de soutenir 20 000 start-up d’ici à 2027, en est la preuve ».

Cette année, le Fonds africain pour les start-up et les jeunes innovateurs a été lancé et a mobilisé « un milliard de dollars pour soutenir les jeunes entrepreneurs à travers le continent », a ajouté l’ambassadrice Haddadi. « Lorsque les gouvernements africains créent les conditions propices à l’innovation, les innovateurs africains répondent », a-t-elle ajouté.

La vice-présidente de la Commission de l’Union africaine a rappelé que « l’Afrique compte plus de 600 hubs technologiques et d’innovation actifs, un accomplissement remarquable, mais la plupart restent sous-financés et mal répartis. Nous devons renforcer ces hubs, soutenir les programmes d’accélération et améliorer les infrastructures numériques et physiques ».

Elle a également évoqué la collaboration transfrontalière, estimant qu’« une start-up à Alger doit pouvoir se développer à Addis-Abeba, un innovateur à Lagos doit pouvoir atteindre Johannesburg ». Concernant le financement, elle a souligné que « malgré plus de 6 milliards de dollars investis dans les start-up africaines lors des années de pointe, le continent reçoit toujours moins de 2 % du capital-risque mondial. Il est urgent de renforcer les mécanismes de financement locaux, en particulier pour les premières phases, et de créer de véritables passerelles pour la diaspora africaine, notre sixième région, afin qu’elle apporte compétences, capitaux, mentorat et transfert de technologies ».

Lors de son allocution, Selma Malika Haddadi, a salué l’engagement de l’Algérie dans le domaine de l’innovation et des start-up. Selon elle, « l’organisation régulière et réussie de cette grande manifestation africaine traduit l’intérêt majeur que notre continent porte aux technologies modernes et aux entreprises émergentes, mettant en avant notre volonté de construire notre futur à travers l’investissement audacieux et éclairé dans l’innovation, la créativité et l’industrie ».

Par ailleurs, l’ambassadrice Haddadi a lancé un appel aux gouvernements africains : « Construire la prochaine génération de leaders du développement, de géants industriels et de pionniers de l’entrepreneuriat en Afrique dépend de notre capacité à prendre l’initiative et à planifier avec courage, en traduisant les déclarations et politiques en actions concrètes sur le terrain ».

Elle a terminé sur un message d’unité et d’optimisme : « Ensemble pour une Afrique prospère, intégrée, stable et tournée vers l’avenir. Vive l’Algérie et vive l’Afrique que nous voulons ! ».



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