Squat des trottoirs par les commerçants : Les autorités passent à l'action – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Squat des trottoirs par les commerçants : Les autorités passent à l’action

Squat des trottoirs par les commerçants : Les autorités passent à l’action

L’occupation illicite des trottoirs, rues et artères par les commerçants continue de proliférer dans les rues d’Alger. Ce phénomène prend de l’ampleur au fil du temps, et ce en dépit des multiples opérations de lutte menées par les services de sécurité contre cette pratique illégale qui empêche les piétons d’accéder à la voie publique. Le fléau n’est plus une exception mais plutôt « une norme » pour les commerçants qui s’approprient les voies publiques.

Nombreux sont ceux qui exposent leurs marchandises sur les trottoirs, causant des désagréments pour les piétons et même pour les automobilistes. Certains d’entre eux, par faute d’espace dans leurs locaux ou magasins, ont recours à cette pratique illégale. Ils exposent de tout, à savoir des vêtements, de l’électroménager, des denrées sensibles, notamment du lait en sachet, des bouteilles de jus et d’eau minérale, occupant la totalité des trottoirs et gênant ainsi les piétons qui seront contraints d’emprunter la voie réservée aux véhicules, ce qui peut engendrer des accidents.

En dépit des interventions répétées menées par les services de sécurité, notamment la Sûreté nationale et la Gendarmerie nationale, pour effectuer des saisies ou dresser des procès-verbaux, les contrevenants, en l’occurrence les commerçants, reviennent toujours à la charge. A ce propos, pour faire face à ce phénomène, la Gendarmerie nationale a publié, dans un communiqué, une mise en garde contre ces commerçants en annonçant des sanctions ainsi que des amendes en cas de violation des lois.

La Gendarmerie nationale a confirmé que « l’occupation illicite des trottoirs par les commerçants, sous prétexte que son local donne sur la rue, entraîne une amende de 8 000 à 16 000 Da et une peine d’emprisonnement de 10 jours à deux mois », précisant que « quiconque obstrue une voie publique et place des objets et matériels qui empêcheraient la liberté de passage sera puni d’une amende et d’une peine d’emprisonnement ». Les mêmes services ont fait savoir que les procédures exigent la délivrance d’un rapport à envoyer aux autorités judiciaires, qui décident de la peine déterminée par la loi.

La même source a ajouté qu’« en cas de récidive, la peine d’emprisonnement peut atteindre quatre mois et une amende pouvant aller jusqu’à 40 000 DA ». Cette décision est intervenue conformément aux dispositifs de l’article 444 bis du code pénal modifié et complété. « Sera punie d’une amende de 8 000 à 16 000 DA, et passible d’une peine d’emprisonnement allant de dix jours à deux mois toute personne obstruant la voie publique ou y laissant, sans nécessité, du matériel et des objets de quelque manière que ce soit et qui empêcheraient la liberté de passage ou rendraient le passage dangereux », a ajouté le communiqué.

 116 985 infractions liées au stationnement anarchique

En outre, cette pratique illicite ne touche pas uniquement les commerçants, elle touche également les conducteurs qui stationnent d’une manière anarchique et squattent également la totalité des trottoirs. Ce phénomène reprend de plus belle, et ce en dépit des efforts colossaux déployés par les services de la sécurité publique, lesquels ne ménagent aucun effort afin d’éradiquer ce fléau.

Les stationnements anarchiques sont un problème quotidien qui empoisonne la vie des citoyens. L’afflux du trafic routier dans la wilaya d’Alger s’aggrave d’année en année. Qui dit Alger dit bouchons et circulation, qui dit bouchons dit stress, retard et, par conséquent, rendement limité dans le travail ou le service. Durant la période allant du 1er janvier 2002 jusqu’à la fin d’août 2022, les services de police ont enregistré 116 985 infractions liées au stationnement anarchique qui freine le trafic routier, 9 594 délits ont été commis suite au stationnement sur les trottoirs et 5 288 fautes ont été répertoriées suite à un stationnement sur les passages pour piétons.

Cependant, il convient de noter que la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), en coordination avec la Direction de la sécurité publique (DSP), mène régulièrement de multiples campagnes de sensibilisation dans le but de sensibiliser les citoyens sur ce phénomène.

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