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Nationale

Squat des trottoirs par des commerçants : Vers le retrait du registre aux contrevenants  

Squat des trottoirs par des commerçants : Vers le retrait du registre aux contrevenants  

En dépit des opérations de lutte contre l’occupation illicite des trottoirs, rues et artères des villes, nombreux sont les commerçants qui continuent à exposer leurs marchandises, empêchant les piétons d’accéder à la voie publique. Un phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur au fil du temps alors qu’aucune autorité ne semble pouvoir y mettre un terme.  

Des commerçants indélicats qui, parfois faute d’espaces dans leurs locaux, exposent des marchandises sur les trottoirs, gênant considérablement les piétons. Ces derniers sont souvent obligés d’emprunter la voie réservée aux véhicules avec des risques d’accident encourus.

Pourtant, les services de la direction du commerce, au même titre que les services de sécurité, interviennent régulièrement pour effectuer des saisies ou dresser des procès-verbaux à l’encontre des contrevenants, ainsi que traduire en justice les contrevenants qui sont condamnés à payer des amendes. Malgré toutes ces mesures, les commerçants n’hésitent plus à occuper la totalité du trottoir, au grand dam des riverains qui voient leurs espaces de plus en plus réduits. 

Une situation a interpellé encore une fois les services de la direction du commerce de la wilaya d’Alger, qui viennent de prendre des mesures strictes afin de mettre un terme à ses agissements. Selon le représentant de la direction du commerce de la wilaya d`Alger, Dehar Layachi, ce phénomène de squat des trottoirs prolifère dans les rue d’Alger. Cela dit, les commerçants, motivés par le gain facile, contribuent à ternir l’image de la ville. S’exprimant hier sur une chaîne TV, M. Layachi a indiqué que la direction du commerce de la wilaya d’Alger a mis en place des mesures strictes qui seront adoptées contre les commerçants enfreignant la loi. 

Il s’agit, selon lui, de poursuites judiciaires à l’encontre de tout commerçant qui étale sa marchandise en dehors du magasin, en plus des démarches administratives et juridiques, dont la fermeture du commerce pendant une durée d’un mois. Si les commerçants enfreignent la loi, après avoir été avertis, ils feront l’objet d’un retrait du registre du commerce.

Layachi a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’organiser le caractère urbain des magasins à travers la décoration des enseignes qui doivent être écrites en arabe, en plus du nettoyage de l’entrée des magasins, en respectant les conditions sanitaires et d’hygiène. Il faut dire qu’à travers ces mesures dissuasives, la direction du commerce d’Alger compte lancer une véritable guerre permettant à la capitale de récupérer ses trottoirs et de mettre un terme à cet incivisme enlaidissant ses rues.

Une simple virée en ville permettra de constater que nombre de commerçants exposent leurs marchandises, notamment les denrées extrêmement sensibles (bouteilles de jus et d’eau minérale, petit-lait en sachet…) sur des pans de trottoirs. Ces commerçants continuent de travailler dans l’illicite. Ils squattent les trottoirs et exposent leurs marchandises, créant de multiples désagréments à la circulation des piétons et des automobilistes. Une situation qui s’accentue avec l’arrivée, sur les trottoirs, de commerçants informels qui y érigent des tables de fortune et vendent de tout.

Malheureusement, les mesures de répression semblent dérisoires au vu de l’ampleur de ce phénomène qui fait tache d’huile. En attendant une prise de conscience généralisée de la part des concernés, les pouvoirs publics ont du pain sur la planche pour venir à bout de cette anarchie.      



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