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Spéculations sur le sommet de Doha

Spéculations sur le sommet de Doha

Les spéculations ont fini par avoir raison sur les marchés boursiers du pétrole. La perspective d’une issue favorable au sommet de Doha, prévu le 17 avril entre l’Organisation des pays exportateurs et des pays producteurs non affiliés au cartel, ont boosté les cours.

C’est ainsi que le brent (référence pour le brut algérien) a atteint hier à Londres 43,55 dollars le baril, soit le niveau le plus élevé depuis plus de quatre mois. Partout cette remontée des cours s’est raffermie davantage, alors que l’offre reste abondante et les perspectives mondiales d’un rebond de la croissance ne sont guère rassurantes.

Pour de nombreux experts, trois faits majeurs ont influé sur cette remontée des cours. D’abord, l’expression d’une volonté politique de la part des pays membres de l’OPEP et des pays non membres de peser sur le marché en décidant d’un gel de la production.

Une unanimité qui était pourtant, il y a quelques semaines, dans le domaine de l’impossible, en raison des divergences commerciales des grands producteurs, des intérêts géo-économiques diamétralement opposés et des batailles de parts de marché dans un contexte morose.

C’est cette volonté d’arriver à parapher le gel de la production qui a fini par convaincre les grands acheteurs et les autres spéculateurs des marchés. En deux mois, la remontée des cours a atteint un taux de 44 %. Ainsi, chez les traders, la réunion de Doha est une première étape vers le retour d’une gestion de l’offre de la part de l’OPEP.

L’autre fait qui n’a pas manqué d’influer sur les séances boursières est l’annonce d’une nouvelle baisse du nombre de puits en activité aux Etats-Unis. Une baisse qui a touché surtout les forages de pétrole et de gaz de schiste, notamment dans le Dakota, en raison des coûts élevés et du faible rendement des ventes en l’état. Selon les données fournies cette semaine, le nombre de puits est tombé au plus bas depuis 2009.

Enfin, il faudra également mettre en relief l’arrêt de la production de plusieurs champs pétrolifères en Irak et au Nigeria, ainsi que le relèvement des taux américains sur les actifs à risque, comme le pétrole.

Cependant, certains experts ne crient pas victoire. Selon leurs assertions, ce rebond n’est qu’une illusion, un mirage qui va s’estomper juste après le sommet. Car il faudra éponger les stocks actuels et miser sur un redémarrage de l’industrie occidentale et de l’économie chinoise et asiatique.

Pour le moment, l’OPEP produit plus de 3 millions de barils par jour de plus que son quota, alors que la Russie fait des records. Riyadh a fait savoir qu’elle ne gèlera pas sa production si les autres grands producteurs ne le font pas. Une déclaration qui vise non seulement Moscou, mais surtout Téhéran, son grand rival dans le jeu politique et géostratégique au Moyen-Orient et dans le Golfe. 

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