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Culture

Spectacle Sinfonia andalusa : Sika movimiento

Spectacle Sinfonia andalusa : Sika movimiento

Lors de leur premier spectacle Sinfonia Andalusa à Alger, le trio Hasna Hini- Samara- Sergio Matesanz a offert à Ibn Zeydoun, dans la soirée de ce jeudi 13 avril, un programme musical et de danse en trois parties : andalou, flamenco, musique algérienne autour du mode sika.

Ses premiers pas sur la scène d’Ibn Zeydoun retentissent comme les premiers mots d’une histoire à raconter, celle qui se déroule entre les deux rives de la Méditerranée, celles de l’Andalousie et d’Alger.

Ses mouvements donnent une nouvelle vie à un patrimoine poétique chanté, son langage chorégraphique s’affirme dans une esthétique flamenca associée à l’identité algérienne de la musique classique algérienne.

La danseuse Samara, porteuse du projet Sinfonia Andalusa avec Hasna Hini, interprète de musique andalouse, ont opté pour le mode sika, le trait d’union pour la mise en valeur d’un répertoire choisi.

Ces deux artistes ont favorisé leur rencontre, sinon leur échange pour un rapprochement entre deux univers distincts, mais qui appartiennent à un patrimoine musical commun. Plus qu’une tentative mais une expérimentation, une mini nouba de Hasna Hini est chantée en partie en langue espagnole, partagée avec son pair d’Espagne Raul Jimenez.

Ces deux voix s’accordent autour d’une orchestration qui contient également des gammes des modes mezmoum et sihli. Soutenus aussi par le choriste Madjid Ouagnoun, ces deux interprètes ont même pris le risque de reprendre en langue amazighe un titre de Akli Yahiatene.

Il ne s’agit pas tant d’un hommage à des références de la musique algérienne – andalouse et autre populaire –, mais d’une valorisation d’un contenu à dimension universelle. Dans ce registre, la danse flamenca n’est pas un divertissement qui mettrait un peu d’ambiance dans une fête populaire, mais une partie prenante de l’orchestre.

Et quand la guitare de Sergio Matesanz annonce les premières notes du titre Chemaâ de Kamel Messaoudi, ce sera une introduction à une version en partie flamenca. Comme pour signifier qu’il n’y a aucune barrière entre les deux registres. Le choix sera également sur des chansons éternelles d’Espagne : Rosa Maria de Camaron Soleada et El Porompompero de Manolo Escobar.

Et sans l’expérience de musiciens comme le mandoliniste Mansour Brahimi, le violoniste Kheïreddine M’Kachiche, le cithariste Smain Hini, cette première soirée de Sinfonia Andalusa aurait pris une autre tournure. Le concept de Hasna et Samara est appelé à avoir plus de consistance, à s’enrichir et se mettre en mouvement dans toute la Méditerranée.

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