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Culture

Spectacle L’aube Ismaël : De la symbolique dibienne

Spectacle L’aube Ismaël : De la symbolique dibienne

Adapté de l’œuvre poétique du regretté Mohammed Dib, le spectacle L’aube Ismaël est présenté à Alger en première au public, ce jeudi 02 février à 16h30, dans la salle Hadj-Omar du Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi qui n’a pas pu contenir tous les intéressés.

Entre sa générale à l’Institut français d’Oran, dimanche dernier, et sa première représentation dans la petite salle (elle sert généralement aux répétitions) du Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi, le spectacle théâtral L’aube Ismaël rappelle un Mohammed Dib qui, tout au long de son itinéraire d’écrivain, a usé aussi de prose poétique pour donner une plus grande dimension aux messages véhiculés.

Partie de la symbolique que renferme le texte de cet écrivain, l’équipe réalisera une pièce de quarante cinq minutes durant laquelle le jeu théâtral sera joint à l’image sur grand écran, à la musique et à la danse. Les deux comédiens, Meryem Medjkane et Tarik Bouarrara ont réussi, lors des deux premières représentations, à conquérir le spectateur.

Tant ils ont bien porté le contenu du texte dans toute son esthétique, non sans inviter le large public un voyage initiatique où l’absence, l’exil, le silence, la quête et la renaissance sont constamment présents et l’interpellent. La poésie dibienne s’affirme dans un esprit d’universalité, elle est née d’une quête en nourrissant l’espoir et le rêve.

L’assistance plonge dans l’immensité d’un désert, elle est appelée à la sagesse qui finira par ramener à la condition humaine, dans une dualité entre le néant et l’être. Dans un décor presque nu et avec peu d’accessoires, le duo d’artistes fait la célébration du mystère de la création.

A chacun son tour, l’actrice, l’acteur et le danseur seront à la fois poètes et conteurs. Selon les rythmes soutenus par le jeu de lumière aux atmosphères chaleureuses, ils laissent libre cours à leur corps et à leur voix dans le mouvement perpétuel de la vie.

Pendant ce face-à-face, la traversée du désert, telle une métaphore avec toutes les douleurs et les souffrances qu’elle implique et la projection sur écran de la mer, évoque « la perte d’un être cher », substituée à celle d’un pays, « le travail de reconstruction de soi » et la « renaissance de sa cité », selon les explications données par la metteure en scène Hadda Djaber de la Compagnie Leila Soleil de Villeurbanne en France. Voilà une interpellation à se recueillir sur sa condition humaine et à la méditation.

L’aube Ismaël
Mise en scène, montage de textes
et scénographie : Hadda Djaber 
Avec Meryem Medjkane et Tarik Bourrara
Création lumières : Mokhtar Mouffouk
Création vidéo : Habiba Djahnine
Création musicale : Abdul Kader Sofi

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