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Nationale

Soufiane Djilali appelle à des négociations avec Gaïd Salah

Soufiane Djilali appelle à des négociations avec Gaïd Salah

Le président du parti Jil Jadid, Soufiane Djilali, a appelé ce mardi à entamer des négociations directes avec « le véritable détenteur du pouvoir », à savoir le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire.

« Pour aboutir à une période de transition très courte, des négociations doivent être engagées avec le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire », apréconisé Soufiane Djilali lors de son passage sur les ondes de la Chaîne 3 de la radio nationale. D’après lui, l’Armée reste « un acteur essentiel » et « un centre de gravité du pouvoir avec lequel il faut travailler ». Toujours selon lui, il s’agit, désormais, de parvenir à une solution raisonnable qui épargne l’Etat, afin d’éviter que celui-ci ne soit déstabilisé ou bien ne s’effondre. « Toutes les semaines, le chef d’état-major vient discuter avec les militaires, en présence de tous les téléspectateurs algériens. Il vient donner les consignes. Donc, autant y aller franchement », a préconisé le président de Jil Jadid. « Nul n’est dupe, tout le monde sait que le centre de décision est au niveau de l’armée. Qu’il se fasse accompagner de personnalités qui relèvent de la présidence, cela peut se faire.

Mais, essentiellement, le centre de gravité du pouvoir est au niveau de l’armée et c’est là qu’il faut discuter », a-t-il estimé. Il a précisé, dans ce cadre, que l’Armée est interpellée pour accompagner cette phase et non pour la gérer. Il a relevé, par ailleurs, qu’il devient maintenant compliqué de trouver « une issue rapide. La crise a perduré tandis que le régime a mis trop de temps à réagir en freinant des quatre fers ». Il a estimé que l’unique solution de sortie de crise réside dans « l’organisation d’une phase de transition, assez courte, durant laquelle seraient créées les conditions permettant d’aller vers une élection destinée à désigner un président chargé d’entamer les réformes dont a besoin le pays ». Pour Soufiane Djilali, il s’agit de s’entendre sur une formule consistant à mettre en place la présidence de l’Etat, entourée de figures « acceptées par les Algériens », dont les objectifs seraient bien définis.

C’est là la seule alternative, a-t-il souligné, pour aller vers une élection libre et transparente. L’invité de la radio nationale a expliqué, par ailleurs, que si les partis politiques n’ont pas encore pu apporter leur contribution pour dépasser la crise que traverse l’Algérie, c’est justement parce qu’« ils ont été marginalisés et discrédités » par l’ancien régime. Concernant les appels lancés, par le chef d’État par intérim Abdelkader Bensalah, au dialogue en vue de la prochaine élection, il a souligné : « Je ne comprends pas que le chef d’Etat propose à chaque fois de retourner à un dialogue pour imposer l’élection du 4 juillet alors que les conditions ne sont absolument pas réunies et qu’il est impossible d’aller à cette élections »

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