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Nationale

SOS pour sauver le complexe céramique de Guelma

SOS pour sauver le complexe céramique de Guelma

Dans une lettre adressée au ministre de l’Industrie et des Mines, le député Smain Kouadria dénonce ouvertement la mauvaise gestion qui prévaut actuellement au niveau du complexe céramique de Guelma.

D’emblée, Smain Kouadria, député de Guelma sur la liste du PT et membre permanant de la commission des affaires économiques, du développement, de l’industrie, du commerce et de la planification, signale que « depuis la cession du complexe céramique ECVE GUELMA au profit de l’italien ETER Italie et ses associés algériens Hadji Lamine, Guadouche Zahir et Céramique Hippocompe,  « le cahier des charges, qui a été élaboré par le Conseil de participation de l’Etat (CPE) dans la perspective de pérenniser et développer l’activité du complexe ETER ALGERIE spa, n’a pas été respecté depuis sa privatisation à ce jour ». 

Dans ses accusations, Smain Kouadria, connu pour son franc parler quand il était à la tête du syndicat d’Arcelor Mittal Algérie, énumère une série de malversations concernant le bilan de la privatisation du complexe céramique de Guelma, entre autres l’importation de machines vétustes qui ne servent à rien et sont, pour la majorité, en panne ou non installées, l’importation des équipements pour l’atelier réfractaire dans le cadre d’un crédit-bail leasing au niveau de la banque BNP Paribas – celui-ci n’ayant pas été honoré à ce jour, la banque BNP Paribas menace de saisir son matériel – ainsi que la non-installation du 2e four Kéos, servant à la cuisson des produits réfractaires, et la démolition au niveau de l’atelier porcelaine des deux fours tunnel qui servent à la cuisson des produits en porcelaine sous prétexte qu’ils ne sont plus rentables, et leur remplacement par d’autres fours qui, à ce jour, ne sont pas fonctionnels et dont les capacités de cuisson sont très réduites et ne couvrent même pas les frais du personnel dépendant de cet atelier.

Par ailleurs, aucun programme de formation n’a été réalisé au profit des agents et techniciens pour faire fonctionner les fours et aussi apprendre les nouvelles techniques du travail. Mais les malversations ne s’arrêtent pas là.

Il y a aussi la vente de matériels et équipements du complexe, sans accord préalable de la Société de gestion des participations de l’Etat (SGP), le non-paiement du montant de la cession au profit de la SGP, la rupture de stocks de matières premières, les salaires impayés du personnel depuis plusieurs mois ainsi que l’arrêt, presque total, de la production depuis 2011.

Plus grave encore, l’arrêt total des installations depuis presque deux mois, à cause d’une panne d’alimentation en gaz naturel due à une banale histoire de livraison d’un clapet de sécurité et d’un régulateur par la filiale EGTRTG-SONELGAZ.

Le député Kouadria rappelle au ministre de l’Industrie et des Mines qu’aucune suite n’a été donnée à la résolution qui a été prise par le CPE concernant la prise de participation de l’Etat à travers le Fonds national de l’investissement (FNI), à hauteur de 30 % dans le capital de ETER ALG SPA. Dans sa missive, le parlementaire du PT interpelle le ministre de l’Industrie et des Mines en lui signalant que « tout ce laisser-aller de la part des actionnaires ou encore la mésentente qui existe entre eux fait que le complexe va tout droit vers la faillite et une fermeture certaine ».

Il sollicite « une intervention rapide pour sauver cette usine de la banqueroute en accélérant l’entrée du FNI dans le capital, dans le cadre de la règle 51/49 ou bien de l’application du droit souverain de l’Etat dans le cadre du droit de préemption et sa renationalisation à 100 %. Il convient enfin de signaler qu’ETER ALG SPA est endettée à hauteur d’un milliard de dinars algériens.

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