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Nationale

Sonatrach n’a pas eu recours au marché de gré à gré

Sonatrach n’a pas eu recours au marché de gré à gré

Le ministre de l’Energie, Salah Khebri, a démenti le recours à la procédure de gré à gré par Sonatrach pour la conclusion de vingt marchés d’exploitation de champs pétroliers.

« Les champs pétroliers et gaziers sont la propriété de l’Etat et sont gérés par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures, habilitée à lancer les appels d’offres internationaux d’exploitation » a-t-il dit, avant-hier à Batna. Le ministre est également revenu sur le départ du personnel étranger du complexe gazier de Krechba, près de Menéa.

Il a assuré que les installations pétrolières et gazières en Algérie sont « sécurisées grâce aux efforts déployés par l’ANP et les autorités sécuritaires ».

Samedi dernier, le ministre avait affirmé qu’il « n’y a pas eu d’incidence et que la production se poursuit après un arrêt systématique de six heures » au site gazier de Khrechba. Les entreprises étrangères qui ont temporairement rappelé leurs travailleurs « obéissent à des procédures internes et propres à elles », a-t-il ajouté, précisant que « ces mêmes travailleurs regagneront leurs postes ».

Le ministre a précisé que le personnel de BP et Statoil, qui développent ce site de production en partenariat avec Sonatrach, « allait revenir incessamment » car les deux groupes énergétiques ont d’importantes parts de marché en Algérie auxquelles ils ne peuvent renoncer.

A ce sujet, le représentant personnel du Premier Ministre britannique pour le partenariat économique algéro-britannique, Lord Richard Risby, a souligné que le retrait de BP des sites gaziers d’In Salah et In Amenas est temporaire : « BP (British Petroleum) a juste pris une décision temporaire concernant son staff basé en Algérie », a-t-il indiqué en affirmant que l’intérêt de son pays pour l’investissement en Algérie « est toujours le même ».

La Sonatrach pourrait recourir à un emprunt national

Le ministre de l’Energie a ouvert une porte pour un emprunt national aux investissements futurs du groupe. Mais pour le moment, le groupe pétrolier peut compter sur ses propres réserves financières, soutient-il.

« Sonatrach n’a pas recouru jusqu’à présent à l’endettement et possède de grandes capacités de financement de projets et en cas de besoin, la société recourra à l’endettement intérieur » dit-il avant d’ajouter que Sonatrach est la propriété de l’Etat et qu’à ce titre, elle possède d’énormes capacités financières ».

Concernant la consolidation de la production nationale en matière d’électricité, Khebri a soutenu que les centrales réalisées par l’Etat à ce jour, dont celles d’Ain Djasser 2 et 3 de Batna, de Biskra et Kaïs (Khenchela) « augmenteront substantiellement les capacités productives nationales ».

Le ministre a rappelé, dans ce contexte, le programme national des énergies renouvelables, à travers lequel les autorités publiques ambitionnent de produire 4 500 mégawatts d’ici 2020. Il a également précisé que l’Etat ne produira pas directement cette énergie mais assurera l’achat de l’électricité « à un prix qui garantira la couverture des charges et une marge bénéficiaire suffisante ».

Quant aux terrains qui accueilleront ces projets, il a souligné que son département « prendra en charge le problème du foncier et laissera aux investisseurs l’aspect technique de ces projets ». Ce programme national des énergies renouvelables intéresse les britanniques, qui font les yeux doux à l’Algérie. 

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