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Nationale

Sonatrach autorisée à emprunter sur les marchés financiers extérieurs

Sonatrach autorisée à emprunter sur les marchés financiers extérieurs

Le ministre de l’Energie, Salah Khebri, a assuré hier sur les ondes de la chaine III que les investissements dans le secteur de l’énergie seraient « poursuivis normalement en dépit de la baisse des prix du brut et des revenus financiers du pays même dans l’hypothèse d’insuffisance des ressources financières de Sonatrach pour réaliser ses investissements.

Le ministre a indiqué que le groupe dispose de deux solutions alternatives. Il a expliqué la compagnie, qui n’a aucune dette externe jusqu’à présent, « peut recourir à l’endettement extérieur à l’instar de ce que font les grandes compagnies pétrolières, ou bien s’appuyer sur le partenariat ». A ce propos, il a fait remarquer que le partenariat ne représente que 4% des investissements de Sonatrach dans le domaine minier : « Nous n’avons pas le choix, nous sommes dans l’obligation d’augmenter nos capacités de production pour garantir une indépendance énergétique à long terme au moment où la demande nationale sur l’énergie augmente sans cesse, a-t-il expliqué.

Salah Khebri rassure, cependant, que ces emprunts seront avantageux. Mais il a également évoqué comme moyen de financement de certains projets les accords d’association dans le cadre de la règle 49/51 en vigueur dans le secteur pétrolier. Un appel d’offres international, le cinquième du genre, sera lancé pour la sélection des investisseurs intéressés par l’exploration et la production d’hydrocarbures, a aussi fait savoir Khebri.
La production de Sonatrach en hydrocarbures devrait repartir à la hausse en 2016 à la faveur de l’optimisation des ressources en pétrole et gaz et de la réduction des coûts d’investissements, a déclaré pour sa part, le PDG de Sonatrach, Amine Mazouzi : « En 2016, il y aura une hausse assez importante de production (d’hydrocarbures) et cette hausse s’est déjà faite ressentir avec les résultats obtenus à fin février en cours où les objectifs de production sont atteints à 100% », a-t-il souligné en marge d’une visite à Ghardaïa.

« Vers la fin 2016, nous allons certainement dépasser les prévisions », pronostique-t-il. Selon lui, ces projections de reprise de la production, qui devrait marquer la rupture avec près d’une décennie de repli, sont liées dans une large mesure à des investissements qui ont permis d’optimiser les ressources en pétrole et gaz des puits en exploitation tout en réduisant les coûts de ces investissements : « Nous avons donc pu réussir le défi d’optimiser la production à moindre coût », s’est-il félicité. Par ailleurs, le PSG de Sonatrach fait savoir que dans les tout prochains jours, des accords seront signés avec des partenaires étrangers pour la réalisation de trois nouvelles raffineries à Hassi Messaoud, Biskra et à Tiaret. La réalisation de ces trois nouvelles installations s’inscrit dans le cadre du programme national de développement de l’activité de raffinage qui vise à porter les capacités à près de 60 millions de tonnes par an d’ici 2019.

L’énergie nucléaire à la rescousse

L’Algérie réfléchit à produire de l’électricité à partir de l’énergie nucléaire à l’horizon 2030. Selon le ministre, en plus du solaire, l’Algérie ambitionne d’arriver à l’électronucléaire à l’horizon 2030. Nous avons demandé à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de nous aider en matière de formation. Cette question a été abordée, hier avec le DG de l’AIEA, Yukiya Amano, en visite à Alger.

Ce dernier a affirmé la disponibilité de l’agence à assister l’Algérie dans les domaines d’activités nucléaires à des fins pacifiques.Par ailleurs, un nouveau projet, baptisé Boosting 3, visant à renforcer la production à partir du champ gazier de Hassi R’mel, fort de plus de 2.500 milliards de m3 de réserves récupérables, est en cours d’études et devrait être entamé en 2019, selon le ministre.

Pour ce qui concerne la pétrochimie, l’entrée en production de trois nouvelles raffineries (Tiaret, Hassi Messaoud et Biskra), entre 2020 et 2024, devra permettre à l’Algérie de passer du statut d’importateur des produits énergétiques raffinés à celui d’exportateur. Avec une production nationale de 30 millions de tonnes/an de ces produits actuellement, l’Algérie n’arrive pas à répondre à la demande locale et importe annuellement pour 2 millions de tonnes de gasoil et un million de tonnes d’essence.

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