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Nationale

Sommet UE – UA : Cap sur le multilatérale

Sommet UE – UA : Cap sur le multilatérale

Luanda, la capitale de l’Angola, accueille depuis ce lundi la 7e édition du sommet Union européenne – Union africaine. Plusieurs dirigeants européens et africains ont pris part à ce sommet, qui marque le 25e anniversaire du partenariat UE – UA.

Représentant le président de la République, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, est arrivé dimanche à Luanda pour prendre part aux travaux de ce rendez-vous, dont le mot d’ordre est la coopération et le partenariat entre l’Union européenne (UA) et l’Union africaine (UE).

Il convient de souligner que la tenue de ce sommet survient à un moment crucial pour les deux continents, en raison d’une conjoncture géopolitique délicate et des tensions commerciales entre plusieurs pôles. Ce sommet se tient également dans un contexte marqué par l’influence croissante des puissances, à savoir la Chine, la Russie, la Turquie et l’Inde, sur le Continent africain, et dont la présence est de plus en plus remarquée.

Selon des diplomates, l’Union européenne veut rapidement renouer son partenariat avec l’Afrique car, selon la Commission européenne, « l’UE reste le premier partenaire commercial de l’Afrique, devançant la Chine, l’Inde ou les Etats-Unis ». Selon Bruxelles, au moins 90 % des exportations africaines pénètrent le marché européen -fort de 450 millions de consommateurs- sans droits de douane, et ce grâce aux accords préférentiels couvrant 19 pays du continent.

Placée sous le thème « Renforcer la paix et le développement à travers une coopération multilatérale efficace », ce sommet de Luanda verra l’ouverture de débats autour des questions prioritaires pour les deux continents. Les échanges porteront notamment sur la paix et la sécurité, le développement, la gouvernance, les défis migratoires ainsi que l’évaluation de la stratégie de partenariat en cours entre l’Afrique et l’Europe.

A ce propos, il existe déjà plusieurs sujets ainsi que des dossiers pour lesquels les membres de ces deux organisations ne sont pas sur la même longueur d’ondes. Des divergences anciennes se sont greffées sur de nouvelles différences de points de vue concernant des questions vitales, comme la fracture numérique, le transfert technologique, les défis sanitaires, le climat et ses conséquences économiques et sociales, la mobilité et l’aide ou encore les financements de projets structurants.

Les enjeux sont multiples, notamment pour les Africains, qui cherchent à sortir de leur dépendance, à bâtir une économie intégrée mais surtout à unifier les politiques de développement pour le bien-être des populations africaines.

Pour les Européens, l’objectif pour ce sommet est de parvenir à un partenariat solide, équilibré et tourné vers l’avenir, comme l’a déclaré António Costa, le président du Conseil européen.

Par ailleurs, le sommet de Luanda se tient en adéquation avec l’Agenda 2063, avec les objectifs de développement durable fixés par les Nations unies mais surtout avec la vision commune UA – UE pour 2030.

80 chefs d’Etat et membres de gouvernement sont présents dans la capitale angolaise. Parmi eux, le président de la Commission de l’Union africaine, le Djiboutien Mahmoud Ali Youssouf, Félix Tshisekedi, le président congolais, ou encore Emmanuel Macron, le président français.

Placé sous le thème de la promotion de la paix et de la prospérité grâce à un multilatéralisme effectif, le sommet ambitionne de créer un partenariat solide et équilibré entre l’Union européenne et l’Union africaine.



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