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Nationale

Sommet de l’opposition : Ali Ghediri fait faux bond

Sommet de l’opposition : Ali Ghediri fait faux bond

Le candidat à la candidature pour la présidentielle du 18 avril prochain, Ali Ghediri, ne sera pas présent à la réunion de l’opposition aujourd’hui au siège du PJD, parti de Abdallah Djaballah, a indiqué hier Mokrane Ait Larbi, coordinateur de campagne du candidat dans un communiqué : « Ali Ghediri a décidé de ne pas participer au sommet de l’opposition », a déclaré Mokrane Ait Larbi dans un communiqué laconique sans préciser les motifs réels de cette décision qui a suscité étonnement et incompréhension.

Mais selon certaines sources, le refus de dernière minute du général-major serait lié aux tractations souterraines que mène Abdallah Djaballah pour faire accepter l’idée de la présence à cette rencontre des anciens de l’ex-FIS. Djaballah s’est dit « étonné » par la décision du candidat Ali Ghediri de ne pas prendre part au sommet de l’opposition : « Lors de notre rencontre, il était d’accord avec la démarche et sur l’idée d’un candidat unique de l’opposition », a affirmé Djaballah. La réunion doit notamment permettre de discuter du programme que devrait défendre un éventuel candidat unique de l’opposition, ainsi que des réformes à mener « sur l’ossature législative à adopter pour reconstruire l’État et la société », a expliqué Lakhdar Benkhelaf, responsable au sein du parti El Adala qui organise la rencontre. Cette réunion à laquelle devrait participer en principe Abderrezak Makri, le leader du MSP, Ali Benflis, président de Talaiet El Houriet et ex-chef de gouvernement, l’ancien chef de l’exécutif Ahmed Benbitour , l’ex-ministre Nourredine Bahbouh, Tahar Benbaibèche, Karim Tabou, Mohamed Saïd qui ont déjà confirmé leur présence, portera sur une consultation en vue de dégager un candidat unique de l’opposition ou à défaut, du retrait de tous les candidats comme en 1999 lorsque six candidats, dont Ait Ahmed, Mouloud Hamrouche et Ahmed Taleb Ibrahimi entre autres, ont décidé d‘un commun accord de boycotter l’élection.

Alors que Abdelaziz Bouteflika a décidé de briguer un 5e mandat, l’opposition peine à trouver un candidat en mesure de contrecarrer les plans de la coalition présidentielle, qui est passée à la vitesse supérieure en nommant pas moins de neuf sénateurs coordinateurs qui dirigeront la campagne dans les wilayas. Il s’agit notamment des sénateurs Ghali Moumène pour Tébessa, Kharchi Fouad pour Constantine, Latifi Ahmed Salah pour Souk Ahras, Sebouta Fouad pour Jijel, Mohamed Tayeb Laskri pour Annaba, Smail Dilmi pour M’sila, Hacène Bounefla pour Guelma, Ismaïl Benhamadi pour Bordj Bou Arreridj et Ali El-Hamel pour Adrar.

Abdallah Djaballah, le président du FJD, a annoncé dans une déclaration rendue publique qu’il a adressé des invitations à plusieurs personnalités de l’opposition pour assister à une réunion prévue aujourd’hui : « Nous avons adressé des invitations à des personnalités que nous avons rencontrées récemment afin de tenter de trouver un accord sur une candidature unique de l’opposition. Nous souhaitons la présence de tous, sans exception », a indiqué Djaballah.

Face au rouleau-compresseur des soutiens à la candidature de Bouteflika, les logiques d’appareils ne devraient pas, une nouvelle fois, prévaloir sur l’intérêt commun, espèrent certains opposants. L’opposition a brillé par son incapacité à s’unir derrière une candidature unique pour l’élection présidentielle depuis 1999. Aujourd’hui, les ténors de l’opposition comptent arriver à la désignation d’un candidat commun à la présidentielle malgré des dissensions qui les minent, à moins de deux mois d’une élection sous tension. C’est la rencontre de la dernière chance.

Pour rappel, le FFS, le mouvement El Mouwatana et le RCD ont déjà annoncé leur boycott. Seul, le PT de Louisa Hanoune n’a pas répondu à cette invitation.

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