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Nationale

Sommet de l’opposition : A la recherche d’une parade

Sommet de l’opposition : A la recherche d’une parade

Il aura fallu presque quatre mois pour que l’opposition, avec ses deux blocs, se mette d’accord pour une réunion mercredi prochain au siège du RCD à Alger.

Quatre mois après leur sommet tenu en mars dernier et qui a voulu anticiper sur une démarche du pouvoir quant à la révision du régime électoral et la création d’un organe indépendant chargé de l’organisation et de la supervision des élections, les partis regroupés au sein de l’Instance de concertation et de suivi veulent maintenant clarifier leurs positions et, surtout, « identifier » une voie à suivre.

Les deux blocs, la Coordination nationale des libertés (CNLTD) et le pôle des Forces du changement, sont soumis à rude épreuve et subissent des pressions, non seulement sur le plan interne avec les récentes défections des adhérents, mais surtout sur le plan organique, notamment sur l’éventualité d’une participation ou pas aux futures échéances électorales.

Car, aux dires des milieux politiques, c’est surtout cette problématique qui se pose et semble avoir divisé profondément pratiquement tous les protagonistes. Déjà, Jil Djadid se dit non concerné par les prochaines élections, car celles-ci, selon ses assertions, « perpétuent une logique que l’opposition combat depuis 2014 ».

Pour ce parti, il n’est pas question de « discuter d’élections, du moment que la plate-forme de Mazafran (selon ses deux versions) pose des préalables et des conditions, de même qu’elle définit déjà le diagnostic d’une sortie de crise ». Jil Djadid se dit fidèle à la plate-forme de Mazafran, mais il s’est retiré de la CNLTD, quand il a senti que ses partenaires voulaient fermer les yeux sur certains points essentiels, notamment la participation à ces élections législatives prévues en mai 2017.

C’est sans doute le même cas quand trois partis politiques ont démissionné du pôle des Forces du changement que préside Ali Benflis. Après la défection de Naïma Salhi qui a rejoint le FLN et son Front dit du Mur national, ainsi que du parti de Djamel Benabdeslam, un transfuge d’El Islah, c’est au tour du mouvement islamiste El Islah de quitter ce bloc. Bien qu’aucune raison n’ait été divulguée pour expliquer ces divorces, il semble bien que les appétits électoralistes soient derrière cette soudaine « révolte ».

Avec l’approche des élections législatives, et surtout ces nouvelles conditions, la majorité des partis politiques, notamment les nouveaux et les petits ambitieux, veut arracher une place au « soleil », d’autant que la configuration de la carte électorale risque de changer.

Selon des observateurs, la physionomie des élections de 2017 est à l’opposé de celles de 2012, en raison des évolutions politiques internes, comme la restructuration de l’ex-DRS, l’émergence de Saâdani comme patron du FLN, le retour de Ouyahia au RND, les scissions du MSP en plusieurs entités et la création de deux blocs de l’opposition.

D’où la nouvelle lecture politique de certains acteurs qui pensent que c’est une année charnière qui va déterminer l’avenir politique du pays pour au moins 10 ans. C’est cette perspective qui fait peur à certains et qui donne de l’espoir et de la détermination à d’autres.

En fait, la réunion de l’ICS ce mercredi risque de ne pas déboucher sur des décisions importantes, car la plupart des grands partis politiques de l’opposition attendent quelques mois et surtout les sessions de leurs instances suprêmes pour se décider et trancher leur participation ou pas aux futures élections.

Déjà, les islamistes commencent à régler leurs montres et se montrent prêts à engager le combat électoral. Selon leurs analyses, répercutées récemment par Mokri, la politique de la chaise vide ne mène à rien. Reste la position du RCD, qui avait boycotté les dernières élections. Va-t-il changer d’optique ?

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