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Nationale

Sommet de la francophonie : La Tunisie reçoit un prêt de 200 millions d’euros de la France

Sommet de la francophonie : La Tunisie reçoit un prêt de 200 millions d’euros de la France

Premières retombées du sommet de la francophonie organisé à Djerba, en Tunisie, en présence du président français Emmanuel Macron et du Premier ministre canadien Justin Trudeau, la France accorde un prêt de 200 millions d’euros au Trésor tunisien au moment où le pays est enlisé dans une crise économique sans pareil.

L’annonce a été faite le 19 novembre par le président Emmanuel Macron à son homologue tunisien, Kaïs Saïed. « Le président de la République a réitéré le soutien de la France à la Tunisie et au peuple tunisien face aux défis auxquels le pays est confronté », selon un communiqué de l’Elysée. Cette annonce vient atténuer le fait qu’Emmanuel Macron se soit contenté de faire acte de présence au sommet, sans faire de discours ni même passer la nuit en Tunisie. Une attitude perçue comme un refus du Président français d’apporter une caution à la démarche politique du président Kaïs Saïed, et ce à moins d’un mois de l’organisation des élections législatives en Tunisie, dans un contexte politique tendu.

Pour rappel, certains dirigeants des pays francophones se sont réunis samedi 19 novembre, lors d’un sommet de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) dans l’île de Djerba, en Tunisie, avec l’ambition de voir le bloc jouer un “rôle accru” à l’international dans la résolution des crises en cours.

Quant au choix du président Kaïs Saïed de l’île de Djerba pour accueillir l’évènement, ce dernier l’explique dans son discours d’ouverture : « J’ai choisi Djerba pour cette manifestation, cette île connue, en Tunisie et ailleurs, comme île de rêve, belle et accueillante, ouverte sur le monde entier. Le choix n’est donc pas fortuit. Ce lieu merveilleux peut contribuer à réaliser nos rêves communs », a-t-il déclaré.

Face au double challenge de la crise économique et d’un front politique et social bouillonnant, les autorités tunisiennes ont mis l’accent sur la thématique économique pour ce sommet, avec comme slogan « le numérique comme vecteur de développement » et en appelant à développer des projets axés sur l’entrepreneuriat féminin.

La présence du Premier ministre Trudeau au sommet a aussi été l’occasion pour le président tunisien de régler ses comptes après qu’il eut émis des réserves sur le fait d’organiser l’événement en Tunisie à cause du manque de légitimité de la démarche politique de Kaïs Saïed, jugée comme étant anti-démocratique par les Canadiens. Justin Trudeau avait approché, à l’effet de retirer l’annulation du sommet, Emmanuel Macron en marge d’une réunion du G7 qui a eu lieu en Allemagne en juillet.

Dans son discours d’ouverture, Kaïs Saïed n’a pas manqué de faire allusion à cette démarche jugée inamicale : « Malgré tous les obstacles et tous les bouleversements, la Tunisie a honoré ses engagements parce que c’est dans ses traditions de respecter tout ce qu’elle s’est engagée à réaliser. Comme tout le monde le sait, il était question, dans des moments difficiles et pour des raisons multiples, d’organiser ce sommet à distance, par des visioconférences, voire pour certains de l’annuler pour l’organiser ailleurs… Mais notre volonté inébranlable, avec l’appui de nos amis, a fini par l’emporter. Nous voilà aujourd’hui réunis à Tunis et à Djerba », a-t-il déclaré. 

Au final, avec la participation de 31 chefs d’Etat et de gouvernement au sommet, d’un grand nombre de représentants de haut niveau, des chefs d’organisations et d’institutions internationales, et au vu des quelques retombées financières pour la Tunisie avec ce prêt de 200 millions d’euros, il est possible d’affirmer que ce sommet a été un succès pour le président tunisien.

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