Soirées Ramadanesque: Hassiba Amrouche enflamme le TNA – Le Jeune Indépendant
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Culture

Soirées Ramadanesque: Hassiba Amrouche enflamme le TNA

Soirées Ramadanesque: Hassiba Amrouche enflamme le TNA
Hassiba Amrouche

La soirée musicale animée par la célébre chanteuse kabyle Hassiba Amrouche a tenu toutes ses promesses. En effet, durant deux heures la salle archicomble du Théâtre National Mahieddine-Bachtarzi (TNA), composé de familles venues des quatre coins de la capitale était en transe.

Après avoir souhaité un bon ramadan, Hassiba Amrouche a gratifié le public présent en force d’un cocktail de ses chansons dansantes et du répertoire musical algérien. Elle débutera en douceur en interprétant « Sendou » de Idir, puis enchaînera avec une de ses nouvelles chansons, à savoir « Assegasa Damervuh » (Bonne Année).

La chanteuse a dès le début de la soirée été en harmonie avec ses fans, tous ensemble chantant une panoplie de chansons tirées du répertoire algérien. Hassiba Amrouche a mis le feu à la scène avec l’une des chansons kabyles, la plus connue des algériens. Il s’agit de la fameuse « Sniwa Ifendjalene » de Na Cherifa. Elle poursuivra son show avec « Al ward ifires » aussi de Na Cherifa.

Avec sa belle voix de rockeuse, elle interprétera à la suite « A-yul iw susem susem » de Rahim, avant d’enchainer « Ssut Wartiran » également de Na Cherifa et « Zewdjagh Imi » du répertoire musical kabyle. Hassiba Amrouche chantera après ses titres comme « Wi saan el wali » et « Am Thimi ». A l’entame de la partie, elle s’attaquera à la fin de la soirée à quelques titres du patrimoine musical algérien à l’exemple de « Dor biha ya chibani ».

Les youyous résonnaient dans toute la salle. Le public n’a pas tenu place toute au long de la soirée, chantant et dansant au-devant de la scène. Pour rappel, cette soirée, organisée dans le cadre du programme concocté par le TNA à l’occasion du mois sacré, porte le thème « Timlilith an Ramdhane ».

Hassiba Amrouche est née le 1er janvier 1954 à la Casbah d’Alger au sein d’une famille originaire de Beni Ourtilane (Sétif). À six ans, sur le chemin de l’école, ses copines lui promettaient une tannée si elle ne leur chantait pas une chanson. Elle connaissait par cœur le répertoire de Abdelhalim Hafez.

Jeune fille, elle devient la vedette des cérémonies familiales mais son père ne voulait pas du tout entendre parler de sa fille sur scène et ce n’est qu’après sa mort qu’elle tenta sa chance.

Elle se présente à l’émission Alhane wa Chabab en 1979. Elle interpréta avec brio Fi youm wa lila (En un jour et une nuit) de Warda al-Jazairia et obtient le premier prix de l’émission. Sans vraiment émerger. Elle fut cependant contactée par le maesto Abdelwahab Salim qui la distribua dans une opérette pour la commémoration de novembre 1954 aux côtés de Yousfi Tewfik Lamari. etc., Law ‘aad (S’il revient).

Après un silence qui dure plusieurs années, elle refait surface en 1991 avec un genre plus léger. La chanson Houa farhi ou saâdi (Il est ma joie et mon bonheur), à laquelle collabore le grand parolier Mohamed Angar, est un beau succès. C’est sa première cassette. Après quatre mois de galère, l’éditeur Amar Boucherit, plus connu sous le nom de Amar DDA, en référence au nom de sa boite, accepte de la faire passer. Deux mois plus tard, c’est le grand boum.

Le succès est total, avec Angar, Hassiba va enregistrer au moins cinq autres cassettes depuis 1989 dont El Hout Fel Bhar, Salamate et Baroudia. Cédant à son public. Elle est produite en septembre 1995, chez. Vidéo-Loisirs de Said Dadouche, en collaboration avec Kamal Hamadi, Nbgha n zhou (on veut se défouler).

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