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Nationale

Société civile : Charfi met en garde contre le financement étranger 

Société civile : Charfi met en garde contre le financement étranger 

Le président de l’ANIE, Mohamed  Charfi, a mis en garde, mercredi, contre les financements étrangers « occultes et à dessein » destinés  à la société  civile. Il estime que ces financements sont une forme d’«infiltration » et de « soft power » exercés pour des objectifs précis.

« Il faut soutenir la société civile et lui accorder tous les moyens pour qu’elle s’organise, et la mettre ainsi à l’abri des financements étrangers occultes à dessein. Il y a certaines organisations étrangères qui financent des associations en Algérie et elles ne le font pas sans intérêt. Elles ont pour but de s’infiltrer dans le cadre de ce qui est appelé «le soft power », a déclaré  M. Charfi lors de son passage à la Chaîne 2 de la radio nationale.
Il a précisé, dans ce sens, que le mouvement associatif est encadré par des compétences « nationalistes » et fait de plus en plus montre de conscience. Selon le président de l’Autorité nationale indépendante des élections, la société civile est désormais appelée à être « le moteur essentiel » et le vecteur de tout changement en s’érigeant du fait de son statut, au sein de la société, en mécanisme « d’évaluation et de redressement ».
Evoquant le déroulement de la campagne référendaire, qui a débuté hier,  M. Charfi a estimé que l’Autorité est censée jouer le rôle  d’« arbitre », et ce en mettant en place le climat et les règles  « saines et claires  » devant régir cette opération.

Il a fait savoir qu’elle obéit à des calendriers arrêtés et que l’arsenal réglementaire mis en place a permis à l’ANIE d’être en mesure de faire réussir ces échéances. Il a aussi mis  l’accent sur l’impératif  du changement que devrait apporter cette Constitution. Selon lui, les amendements introduits dans le nouveau texte viseront à combler des vides et demeurent  perfectibles à l’avenir. Une opération qui, à ses yeux, s’apparente à une adaptation de la Constitution en vue d’aplanir les insuffisances relevées dans le texte actuel.  « La Constitution est l’enjeu de la démocratie, plus elle est au diapason des règles démocratiques reconnues à l’échelle mondiale,  plus elle devient un outil efficace pour la gouvernance démocratique », a-t-il soutenu.  Concernant la participation des partis de l’opposition aux débats sur la nouvelle Algérie, M. Charfi a tenté d’éluder la question en disant  qu’il y a des limites « infranchissables » et rappelant que « personne n’a le droit de toucher aux constantes nationales qui constituent le ciment de la nation ». L’autre limite, a-t-il ajouté, étant « l’atteinte à l’ordre public quelle que soit l’obédience politique des entités partisanes ». Aussi, il estime que la nouvelle Algérie  devrait être l’œuvre de tous les acteurs voulant apporter une pierre à l’édifice, sans distinction  entre les anciens et les nouveaux visages, et que l’heure n’est pas à la chasse aux sorcières.

Par ailleurs, le président de l’Autorité des élections estime qu’il n’y a pas de concurrence à ce référendum entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre, mais la concurrence politique  pourrait avoir lieu dans les prochaines échéances, à travers les programmes des partis portant leurs visions respectives.
Selon l’ancien ministre de la Justice, l’amendement  constitutionnel est une nécessité  « apparente » pour mettre en œuvre le changement « pacifique et serein » tant revendiqué par des millions d’Algériens, et le rendez-vous électoral  du 1er novembre  sera, une opportunité  pour  rétablir davantage la confiance du citoyen envers les institutions de l’Etat.

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