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Nationale

Six membres d’un gang arrêtés à Ali Mendjli

Six membres d’un gang arrêtés à Ali Mendjli
Les membres des bandes de quartiers encourent des peines entre 2 et 20 ans.

A trois jours à peine de l’adoption par les membres de l’Assemblée populaire nationale  (APN) de la nouvelle loi relative à la prévention et à la lutte contre les bandes de quartiers, six personnes impliquées dans une bagarre à la ville nouvelle Ali Mendjli à Constantine ont été arrêtées et déférées devant la juridiction territorialement compétente.

L’affaire remonte à lundi dernier et sur la base d’une plainte, déposée aux environs de 21 heures, par un citoyen victime de violence de la part d’un groupe de personnes. Ces derniers l’ont non seulement agressé à proximité de son domicile sis à l’unité de voisinage 8, mais, ils l’ont aussi  pris en filature jusqu’à l’établissement hospitalier Benbadis au centre de Constantine, où il s’est dirigé pour des soins.

Sur la base des données fournies par la victime et l’exploitation minutieuse des informations recueillies, lesquelles ont d’ailleurs confirmé les faits, les éléments de la police judiciaire de la sûreté de daïra de Ali Mendjli, en collaboration avec ceux de la permanence centrale de la sureté de wilaya  et des brigades opérationnelles, ont réussi à mettre la main sur les mis en cause, après une vaste opération de ratissage, laquelle a permis en outre la saisie de 2 armes blanches, un sabre de fabrication artisanale et un couteau de grand format, apprend-on de source policière.

Agés entre 22 et 60, les mis en cause seront donc appelés à répondre des deux chefs d’inculpation, d’implication dans une bagarre sur la voie publique au moyen d’armes blanches pouvant engendrer des violences volontaires, et violation de l’ordre public.

Ce jeudi, la loi  relative à la prévention et la lutte contre les bandes de quartiers est donc entrée en vigueur. Les personnes coupables de ces faits encourent désormais une peine allant de 2 à 20 ans de prison, ou à la perpétuité en cas d’homicide, en sus d’amende pouvant aller de 300 000 à 2 millions de dinars.

Selon le texte, est considéré comme une bande de quartiers , « tout groupe, sous quelque dénomination que ce soit, composé de deux personnes ou plus, appartenant à un ou à plusieurs quartiers d’habitation, qui commet un acte ou plus dans le but de créer un climat d’insécurité, à l’intérieur des quartiers ou dans tout autre espace, ou dans le but d’en assurer le contrôle, en usant de violences morales ou physiques, exercées à l’égard des tiers, en mettant en danger leur vie, leurs libertés ou leur sécurité ou en portant atteinte à leurs biens, avec port ou utilisation d’armes blanches ».

Le texte n’omet pas non plus les violences morales dont peuvent être victimes des citoyens, ainsi est-il écrit : que « la violence morale comprend toute agression verbale susceptible de causer la crainte ou la terreur chez autrui, telles que la menace, l’injure, la diffamation, la terreur ou la privation d’un droit ».

Le texte prévoit également la protection des victimes des bandes de quartiers, à travers une prise en charge sanitaire, psychologique et sociale garantissant leur sécurité, leur intégrité physique et psychologique et leur dignité, et la facilitation de leur recours à la justice.

Une loi qui semble tomber à point nommé en tout cas pour la ville nouvelle Ali Mendjli, où dans certains quartiers des gangs y font la loi depuis des années, des fois pour de simples rixes pour le contrôle, illégal au demeurant, d’une petite aire de stationnement.

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