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Nationale

Les fonctionnaires de la santé interpellent le président de la République 

Les fonctionnaires de la santé interpellent le président de la République 

 L’exode des médecins mais aussi les problèmes auxquels est confronté le secteur de la santé a été l’objet de la lettre adressée par la Coordination nationale des fonctionnaires de la santé (CNFS) au président de la République, lui demandant d’intervenir pour trouver des solutions urgentes aux problèmes du secteur. 

Les chiffres annoncés la semaine dernière sur le départ massif des médecins vers l’étranger alimentent toujours le débat. C’est aussi une occasion de rappeler les problèmes du secteur de la santé. 

Dans une lettre ouverte au président de la République, la Coordination nationale des fonctionnaires de la santé (CNFS) tire la sonnette d’alarme sur ce départ massif des médecins qui ne sera pas sans conséquences sur le secteur de la santé, lequel fait face à de multiples problèmes. «Nous sommes devant une saignée au sein du secteur de la santé publique», a écrit la CNFS, rapporté par un site spécialisé, évoquant les multiples démissions de médecins à travers les hôpitaux et la fuite de plus de 1 200 autres vers la France. Une saignée dangereuse pour le secteur de la santé, notamment en cette période difficile, selon la Coordination qui interpelle le président de la République «afin de trouver une solution rapide au système de santé».

La CNFS dénonce le fait que le secteur soit «otage» de la tutelle de la fonction publique qui «prive ses travailleurs d’une vie digne». «Il est temps de libérer le secteur de la santé de la fonction publique vers la fonction hospitalière, une revendication de tous les travailleurs du secteur», a affirmé la coordination, soulignant la non-application des promesses et des décisions du président de la République sur le terrain, relatives, entre autres, à l’assurance globale et au dossier de la retraite. 

La coordination demande ainsi de prendre en considération les revendications des fonctionnaires du secteur, signalant le fait de choisir la voie pacifique pour défendre et revendiquer les droits des professionnels de la santé et demander l’amélioration des conditions de travail. Des conditions de travail qui sont, en partie, le motif évoqué par des médecins qui font le choix d’exercer ailleurs. 

C’est d’ailleurs ce qu’avait confirmé le Dr Lyès Merabet, président du Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) concernant le départ de ces médecins algériens qui choisissent d’autres pays, principalement la France. «Le médecin algérien a perdu son statut social aussi bien au niveau matériel que moral. Il y a une non-reconnaissance à travers les salaires proposés, les conditions de travail sont difficiles…C’est un cumul. On a l’impression qu’on n’est pas là où il faut», a-t-il indiqué, affirmant que les perspectives qui se profilent à l’horizon ne sont pas rassurantes. C’est la raison pour laquelle il souhaite attirer l’attention des autorités qui, selon lui, sont dans l’obligation de réagir rapidement et de proposer des solutions urgentes. 

 



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