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Nationale

Silence outrageant sur le carnage de Gaza: L’hypocrisie de Mohamed VI

Silence outrageant sur le carnage de Gaza: L’hypocrisie de Mohamed VI

Prenant prétexte de la célébration de « la marche verte », celle qui a actionné l’invasion et la colonisation du territoire sahraoui en 1975, Mohamed VI a clairement affiché son hypocrisie diplomatique, basée sur le mépris des causes justes du peuple palestinien et réaffirmant, une fois de plus, son rejet des résolutions onusiennes qui appellent à l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple du Sahara occidental.

Une position adossée exactement aux pratiques de l’entité sioniste, qui ignore le droit international et les conventions humanitaires. Mohamed VI n’a même pas daigné prononcer le mot Gaza ou la tuerie qui se déroule à ciel ouvert en Palestine occupée. Ni mot ni même un clin d’œil envers une population meurtrie par la sauvagerie de ses alliés sionistes, alors que l’indignation est mondiale. Calfeutré dans son omerta depuis le premier jour de la barbarie contre les civils palestiniens, ce roi n’est visiblement pas gêné ni par son propre peuple qui manifeste quotidiennement en solidarité avec les victimes gazaouis ni par les appels à un cessez-le-feu ou à une « pause humanitaire ».

Faisant fi de la volonté de la communauté internationale sur une question de décolonisation, le roi marocain a encore une fois foulé au pied la légalité prônée par les Nations unies et les aspirations du peuple sahraoui à la liberté et à l’indépendance.

Son discours dédié uniquement à ses visées expansionnistes est une preuve de plus de son refus catégorique de donner la parole au peuple sahraoui. Il a longuement expliqué l’importance stratégique du Sahara occidental et son littoral atlantique, comme pour justifier sa colonisation de force, estimant que cela offre au Maroc « un accès complet sur l’Afrique et une fenêtre sur l’espace américain. »

Il a même soutenu que ce territoire est historiquement « marocain » alors que tout le monde sait qu’il l’a partagé, dès le lancement de sa funeste « marche verte » avec la Mauritanie, après les accords de Madrid, sous l’ère du dictateur mourant Franco, en novembre 1975.

Feignant d’oublier la situation sécuritaire et la guerre de libération qui se déroule actuellement tout le long du « mur des Sables », Mohamed VI a exposé les projets qu’il veut concrétiser, estimant que cela a une portée africaine. Le fait de s’entêter dans cette logique est un déni à la légalité internationale et aux résolutions onusiennes, alors que le Conseil de sécurité vient juste de prolonger le mandat d’un organisme de l’ONU chargé de préparer les conditions pour la tenue d’un référendum d’autodétermination sur ce territoire.

Pour les observateurs, le Makhzen a toujours joué sur cette carte de l’occupation du Sahara comme un moyen de diversion et un enjeu de politique locale.

Or, avec le contexte actuel marqué par la barbarie sioniste dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, son mutisme est une grave complicité avec l’entité sioniste et un aveu flagrant d’opportunisme pour des considérations qui n’ont rien à voir avec les intérêts stratégiques de son royaume ou de son peuple.



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