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Energies

Signature de «la déclaration d’Alger » ‎sur l’hydrogène vert

Signature de «la déclaration d’Alger » ‎sur l’hydrogène vert

La journée d’étude consacrée à l’hydrogène vert en Algérie, co-organisée hier à Alger par le ministère de la Transition énergétique et des énergies renouvelables et celui de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a été couronnée par la signature de «la déclaration d’Alger» sur le plan d’hydrogène vert.

Organisé sous le thème «développement de la filière de l’hydrogène et son potentiel pour la transition énergétique », ce workshop, qui a réuni des chercheurs et compétences nationales, constitue une première étape d’un plan pour développer la filière de l’hydrogène vert en Algérie.

Le ministre de la Transition énergétique et des énergies renouvelables, Chems Eddine Chitour, a souligné, lors de son allocution, l’impératif pour l’Algérie d’aller graduellement vers les énergies propres, dont l’hydrogène vert et de préparer sa transition énergétique pour 2030, en limitant la surexploitation des énergies fossiles, qui sont en continuel déclin, en plus de leur impact négatif sur l’environnement.

Pour M. Chitour, l’hydrogène est actuellement le combustible propre de substitution stratégique des prochaines décennies face aux problèmes liés à la crise actuelle de l’énergie, et aux émissions de gaz à effet de serre.

A ce titre, le ministre a souligné la nécessité pour l’Algérie de «rattraper le train du progrès, en misant sur un plan renouvelable vert», affirmant que ce workshop était justement le début de la recherche appliquée dans ce domaine, après la capitalisation des données importantes sur cette filière avec une centaine de chercheurs à travers tout le pays.

Le ministre a également souligné la nécessité de développer la coopération internationale dans ce domaine, en citant notamment le partenariat allemand qui pourrait aider l’Algérie dans le développement de son plan solaire et dans la production de son hydrogène vert.

Pour sa part, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Abdelbaki Benziane a mis en exergue l’importance de cet atelier, qui a réuni les chercheurs et les compétences nationales spécialisées dans le domaine pour étudier les moyens à mettre en œuvre pour développer la filière de l’hydrogène vert en Algérie.

Ces chercheurs détermineront les étapes à entreprendre et les équipements supplémentaires à mobiliser et leurs propositions seront présentées au gouvernement afin d’avoir le financement nécessaire pour le lancement de cette filière”, a-t-il fait savoir.

L’objectif, a-t-il poursuivi, est d’aller vers une faisabilité à court, moyen et long terme de ce projet et de mobiliser tous les moyens et les mettre à la disposition des chercheurs.

Le ministre a également évoqué la possibilité de développer les systèmes de formation et de nouvelles spécialités en rapport avec le domaine. Selon ses propos, il s’agit également de promouvoir la recherche appliquée dans ce domaine de la production de l’hydrogène d’origine renouvelable.

Pour conclure, il a souligné que le développement des énergies renouvelables s’impose pour l’Algérie afin d’assurer sa sécurité énergétique, notamment avec l’épuisement des énergies conventionnelles.

Le  président de la Fédération des énergies renouvelables et de la transition énergétique, affiliée à la CIPA, Belkacem Haouche, qui a pris part à cette rencontre, a affirmé de son côté, que l’Algérie accuse un important retard dans sa transition énergétique notamment vers l’hydrogène vert, au moment où une véritable course est menée par plusieurs pays arabes, à leur tête le Maroc et l’Arabie Saoudite pour avoir le monopole dans ce domaine.

L’Algérie, qui ne figure pas à présent sur la liste des pays du MENA candidats au partenariat avec l’Europe dans le marché de l’hydrogène vert, «doit réagir sans tarder et mettre les bases d’une politique énergétique solide basée sur la technologie de pointe, afin d’atteindre une totale autonomie dans ce domaine», a averti l’expert en énergie renouvelable.

M. Haouche, a signalé la nécessité de construire, «dans les brefs délais des centrales solaires, réaliser un nouveau réseau moderne de transport électrique, des lignes de transmission modernes, et de sous-stations dernière technologie », estimant que sans ses structures de base, l’Algérie n’arrivera pas à produire de l’hydrogène vert.

L’expert a, également, insisté sur l’importance d’impliquer les universités algériennes dans la recherche énergétique  et de créer des pôles technologiques et de recherches, permettant à l’Algérie de devenir un pays exportateur de technologie.

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