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Nationale

Signature de la charte sur le partenariat : Priorité aux entreprises locales

Signature de la charte sur le partenariat : Priorité aux entreprises locales

Le texte de la Charte sur le partenariat sociétaire parafé hier par le gouvernement, l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), et le Patronat des secteurs public et privé, priorise les entreprises locales en leur réservant toutes les commandes publiques sauf en cas d’exception.

Il s’agit d’une décision importante qui va permettre aux sociétés locales d’avoir un plan de charge conséquent, de maintenir l’emploi et de poursuivre son développement.

Pour affirmer la portée de cette mesure, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a révélé qu’en vertu de ce texte, « des contrats de 400 millions de dollars, préalablement destinés aux appels d’offres internationales, ont été récemment confiés par le groupe Sonatrach à des entreprises algériennes ».

Tel qu’expliqué par le chef de l’exécutif, l’objectif de la charte est d’encourager le développement des entreprises locales qu’elles soient publiques, privées ou mixtes, et le partenariat public privé. Elle permet également au gouvernement de réduire son déficit commercial à travers la diminution de sa facture des importations de biens et services.

Le document vise également à permettre à des entreprises privées de prendre une participation dans des sociétés publiques. Ouyahia a assuré dans ce sens que son gouvernement « facilitera l’ouverture du capital des petites et moyennes entreprises publiques dans le cadre de la législation en vigueur « .

Dans son discours inaugurant cette tripartite, le Premier ministre est revenu sur la conjoncture socio-économique difficile de l’Algérie en considérant que cette rencontre « revêt une dimension particulière « du fait des difficultés financières auxquelles le pays est confronté.

« C’est le lieu de rappeler que notre pays fait face à des difficultés financières sérieuses générées par la chute des recettes des hydrocarbures.

Ces difficultés se reflètent à travers un déficit budgétaire significatif, mais aussi à travers un déficit sensible de la balance des paiements accompagné d’une érosion préoccupante de nos réserves de change « , a-t-il alerté en mettant en avant les mesures prises par son gouvernement pour amortir le choc de la crise.

« Face à cette situation et à ces défis, et en application des instructions de M. le président de la République, le gouvernement a déjà pris des mesures importantes « , a-t-il assuré, citant en premier lieu les emprunts contractés par le Trésor auprès de la Banque d’Algérie depuis l’amendement de la loi sur la Monnaie et le Crédit.

Ces emprunts permettent à l’État de clôturer le présent exercice budgétaire sans difficultés majeures « , a-t-il dit. « Ces emprunts ont permis aux services de l’Etat de régler déjà près de 270 milliards de DA de créances détenues par des entreprises publiques, privées ou même étrangères à la suite de l’exécution de contrats publics.

Cette opération se poursuivra jusqu’à l’apurement de toutes les situations encore en instance « , a-t-il affirmé. Il a ajouté que « le gouvernement a pris les mesures nécessaires pour que soient soldées toutes les situations qui demeurent pendantes avec les banques.

Ouyahia a également parlé de plus de 1 000 milliards de DA de liquidités supplémentaires injectés dans les banques publiques grâce à cet emprunt, leur permettant de disposer de ressources significatives pour financer l’investissement.

Des mesures pour freiner la baisse des réserves de changes

A propos de la baisse du matelas de devises entraînée par la chute du prix de l’or noir, le Premier ministre a indiqué que la préservation des réserves de change est l’objet d’un effort de plus en plus soutenu.

« La loi des finances pour 2018 sera porteuse de mesures tarifaires de sauvegarde par le biais de taxes douanières et de taxes intérieures sur divers produits de consommation. À cela s’ajoutera, dès le début de l’année, une suspension temporaire administrative de l’importation de plusieurs produits fabriqués », a-t-il soutenu.

Pour lui, toutes ces mesures temporaires offriront des parts importantes de marché aux entreprises locales, qui devront accroître leur productivité et leur compétitivité.

Ouyahia a parlé de l’autonomie des entreprises publiques économiques, sur lesquelles les administrations concernées exerceront une simple supervision.

La question sera approfondie bientôt lors d’une rencontre du gouvernement avec les responsables des groupes économiques publics « , a-t-il assuré. Il a enfin évoqué le processus de réalisation de 50 zones industrielles, engagé travers tout le pays sous la responsabilité directe des walis.

Il a annoncé que plusieurs de ces zones industrielles seront livrées à la fin de l’année 2018. « Ce qui permettra d’offrir davantage de foncier industriel pour l’investissement « , a-t-il encore affirmé.

Rappelons que les signataires de cette Charte sont le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, pour le gouvernement, le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Said, ainsi que les présidents des organisations patronales signataires du Pacte national économique et social de croissance.

Il s’agit de l’Union Nationale des Entrepreneurs publics (UNEP), du Forum des Chefs d’Entreprises (FCE), de la Confédération Nationale du patronat Algérien (CNPA), de la Confédération des Industriels et des Producteurs Algériens (CIPA), de la Confédération algérienne du patronat (CAP), de I’Union nationale des investisseurs (UNI) et de l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA).

Il faut noter, qu’après la mise en place de la Tripartite en 1991, le gouvernement, l’UGTA et le Patronat avaient signé en février 2014 le Pacte national économique et social de croissance avec comme objectifs l’accélération du processus des réformes économiques, le développement industriel, l’amélioration du climat des affaires, la protection sociale et l’amélioration du pouvoir d’achat.

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