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Nationale

Depuis le Niger : L’Algérie éclaire son ambition en Afrique

Depuis le Niger  : L’Algérie éclaire son ambition en Afrique
La coopération entre dans une nouvelle phase.

Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a inauguré, ce mercredi au Niger, la centrale électrique réalisée par l’Algérie, marquant l’entrée de la coopération bilatérale dans une nouvelle phase caractérisée par la rapidité, l’efficacité et la concrétisation sur le terrain des engagements politiques. Réalisé en un temps record, ce projet ouvre la voie à une série prometteuse d’autres projets et de réalisations communs et confirme l’engagement et le leadership de l’Algérie en Afrique.  

Le déploiement des entreprises algériennes à l’étranger, principalement en Afrique, est palpable. La mise en service d’une centrale électrique réalisée par Sonelgaz au Niger, en un temps record, en est l’exemple le plus édifiant. Fixés initialement pour le mois de décembre 2026, les délais de livraison ont été avancés pour le début du mois de juin.

Chargé par le président de la République, le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a présidé ce mercredi, avec son homologue nigérien, Ali Mahamane Lamine Zeine, la cérémonie d’inauguration de cette centrale électrique d’une capacité de 40 mégawatts. Un ouvrage stratégique qui est le fruit d’un partenariat entre Sonelgaz et le groupe nigérien NIGELEC.

Le premier ministre, qui a transmis aux autorités, au gouvernement et au peuple nigériens les salutations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a, de prime abord, souligné la portée de ce projet. « L’inauguration de cette centrale électrique ne constitue pas seulement une réalisation technique ou une nouvelle infrastructure énergétique, elle marque concrètement l’entrée de notre coopération bilatérale dans une nouvelle phase caractérisée par la rapidité, l’efficacité et la concrétisation sur le terrain des engagements politiques », a indiqué Sifi Ghrieb dans une allocution prononcée à l’occasion de l’inauguration de la Centrale électrique de solidarité algéro-nigérienne à Niamey, signalant élégamment la portée politique et symbolique que revêt cet événement, qui illustre « le niveau exceptionnel et inédit atteint par les relations entre les deux pays ».

Le Premier ministre a surtout mis l’accent sur les délais de réalisation de ce projet, lesquels témoignent, a-t-il dit, du haut niveau de mobilisation, de l’engagement sincère et de l’étroite coordination ayant caractérisé le travail des équipes algériennes et nigériennes.

Localisée dans la zone de Gorou Banda à Niamey, cette centrale de 40 MW, composée de deux turbines à gaz de 20 MW chacune, est entièrement financée et construite par l’Algérie pour renforcer la souveraineté et le réseau énergétiques du Niger. Ce sont les délais record de réalisation de ce projet, décidé et mis en œuvre sur instructions du président Tebboune, qu’il faut mettre en évidence, d’autant que la pose de la première pierre de ce projet a été effectuée le 24 mars dernier par les Premiers ministres des deux pays.

Sifi Ghrieb n’a pas manqué de signaler la dimension africaine du projet, fruit d’un partenariat africain. La réalisation de ce projet « constitue un message clair démontrant qu’une coopération africaine fondée sur la solidarité, la confiance et le respect mutuel est capable de produire un véritable développement et de répondre aux aspirations de nos peuples, loin de toute forme de domination, de dépendance ou de relations déséquilibrées ».

Une dynamique impulsée par la Grande Commission mixte

Ghrieb a, dans ce sens, signalé la dynamique qu’enregistre le partenariat entre les deux pays sous le suivi de leurs dirigeants. Selon lui, ce projet représente la première grande réalisation stratégique issue de la nouvelle dynamique impulsée par la dernière session de la Grande Commission mixte algéro-nigérienne de coopération. Une dynamique renforcée suite à la visite historique effectuée en Algérie par le président nigérien, Abdourahamane Tiani, laquelle s’était caractérisée par une intensification sans précédent des concertations politiques ainsi qu’une augmentation significative du nombre de projets programmés dans le cadre de la coopération bilatérale, selon les précisions du Premier ministre.

Signalant la volonté politique des dirigeants des deux pays de faire passer les relations bilatérales au stade des réalisations concrètes, M. Ghrieb a fait part de l’augmentation du volume des projets bilatéraux en peu de temps, de l’accélération du rythme d’exécution, en sus de l’élargissement des domaines de coopération. Il a, dans ce sens, signalé le suivi « direct et personnel », de la part des deux Présidents, des projets prioritaires.

« Le suivi des conclusions de la Commission mixte est assuré personnellement par les dirigeants des deux pays, qui accordent une importance majeure à cette question », a-t-il indiqué, affirmant que cette implication constitue une véritable garantie pour la concrétisation rapide des projets convenus.

Accompagner le Niger dans ses efforts de développement

Selon Sifi Ghrieb, l’inauguration de cette centrale électrique n’est qu’un début, l’Algérie étant résolue à accompagner le Niger dans ses efforts de développement, notamment dans les secteurs prioritaires tels que l’énergie, les hydrocarbures, les infrastructures, la santé, la formation, l’enseignement supérieur, la numérisation et les transports. Il a, dans cette optique, cité nombre de projets pilotés par l’Algérie dans divers secteurs. « L’importance particulière » accordée au développement des échanges commerciaux entre les deux pays a été, en outre, souligné par le Premier ministre, selon lequel cela passe par l’accélération de la mise en œuvre de l’accord commercial préférentiel visant une exonération rapide des droits de douane, l’activation du projet de zone franche frontalière, ainsi que la facilitation du transit des exportations et importations nigériennes via le port de Djen Djen. A cela s’ajoutent les projets de connexion logistique, numérique et ferroviaire entre nos deux pays, qui figurent parmi les priorités de la prochaine étape.

Il a été, par ailleurs, question de la coopération sécuritaire entre les deux pays. M. Ghrieb a affirmé, dans ce sens, que « les défis sécuritaires dans la région sahélo-saharienne exigent une coordination permanente et une coopération renforcée dans la lutte contre le terrorisme, la contrebande, la traite des êtres humains et la sécurisation des frontières », saluant au passage les avancées réalisées dans les mécanismes de coordination sécuritaire bilatérale.



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