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Energies

Sider El-Hadjar : reprise de la zone chaude

Sider El-Hadjar : reprise de la zone chaude

Après plusieurs jours d’arrêt, la zone chaude du complexe sidérurgique d’El-Hadjar va reprendre son activité après l’arrivage, au port d’Annaba, de 42 000 tonnes de coke en provenance de Pologne.

Ainsi, mercredi, le haut fourneau n°2 a été remis en réchauffement pour produire de l’acier, et ce au grand bonheur des sidérurgistes qui n’ont cessé d’afficher, ces derniers jours, leur lassitude aux responsables de Sider El-Hadjar. Beaucoup d’entre eux ont déclarer, à maintes reprises, au Jeune Indépendant, être consternés par les arrêts répétitifs du haut fourneau. «Quand cesseront ces arrêts du haut fourneau pour manque de matières névralgiques. Si ce n’est pas le manque de minerai de fer, c’est le manque de coke. C’est désastreux pour la production et la rentabilité de l’usine sidérurgique. Le complexe d’El-Hadjar est mal géré. Nous avons voulu déclencher des grèves, mais nous sommes tenus de respecter la trêve de non-grève signée par notre conseil syndical», ont-ils déploré. Cette trêve expirera, selon les sidérurgistes, en 2022. Les sidérurgistes révèlent que la dernière importation de 42 000 tonnes de coke ne permettra au haut fourneau qu’un fonctionnement pendant seulement 20 jours. «Et après ? Y aura-t-il encore un autre arrêt du HF2 ? La situation actuelle est plus que déplorable. Il y a clairement une mauvaise gestion. Le ministère de l’Industrie doit être saisi. Nous lui lançons un appel urgent car nous sommes sûrs qu’il y va y avoir d’autres arrêts», ont-ils ajouté. Même si le complexe sidérurgique d’El-Hadjar a reconstitué, pour le moment, son stock en coke, il reste l’approvisionnement en minerai de fer, et la quantité existante ne durera que quelques jours. Au cours de sa visite au complexe sidérurgique d’El-Hadjar, le 5 juillet dernier, le chef du gouvernement, Abdelaziz Djerad, avait donné son feu vert au démantèlement de l’ancien fourneau n°1 (HF1), non utilisé depuis les années 1980 afin que l’acier récupéré soit utilisé à la fonte. A ce jour, rien n’a été fait. Pourtant, si le démantèlement était entrpris, le complexe sidérurgique d’El-Hadjar aurait de la matière première pour au moins six mois, sinon plus. Le chef du gouvernement va-t-il demander des comptes aux gérants du complexe sidérurgique après six mois de retard ?

Ce qu’il faut surtout signaler au complexe sidérurgique, c’est que ce dernier croule sous des dettes estimées à des milliards de dinars et enregistre un laisser-aller flagrant dans sa gestion des stocks, car il est inadmissible de tolérer le moindre arrêt du haut fourneau sans raison technique. L’Etat algérien a dépensé environ 1,5 milliard de dollars pour la rénovation du complexe sidérurgique d’El-Hadjar car ce fleuron de l’Industrie est devenu le symbole de l’industrie algérienne. Un éminent spécialiste de la sidérurgie de l’université Badji-Mokhtar d’Annaba trouve qu’avec ce montant, «on aurait pu construire la plus grande usine de sidérurgie mondiale, capable de générer 6 millions de tonnes d’acier par an». Actuellement, le complexe sidérurgique d’El-Hadjar peine, et ce depuis plusieurs années, pour produire moins de 600 000 tonnes d’acier par an. Une chose difficile à concevoir.

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