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Nationale

SIDA et drogue: contrôle obligatoire pour les recrutés

SIDA et drogue: contrôle obligatoire pour les recrutés

Tout le monde est concerné par le sida et non pas seulement le ministère de la Santé. La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a pris conscience de la grande menace qui peut créer de mauvaises surprises chez l’institution publique. Pour cela, elle a soumis ses nouvelles recrues à des contrôles sur le sida et la drogue, une première en Algérie.

La révélation a été faite, mercredi, par le responsable du service central des activités sociales et sportives de la DGSN, Djane Hamed Mohamed- Sadek, lors du forum de la Sûreté nationale organisé à Alger. « La DGSN a vu sage en contrôlant ses nouvelles recrues, des milliers chaque année, pour voir si elles sont porteuses du virus du sida ou si elles ont déjà consommé de la drogue.

C’est un contrôle rigoureux fait par des policiers experts et autres psychologues. Cela nous permet de savoir si la nouvelle recrue est atteinte du sida ou séropositive, ou encore si elle a déjà consommé de la drogue ; grâce à un test spécial, on arrive même à en connaître la qualité », explique-t-il.

Par ailleurs, au moins 6% des porteurs du virus du sida en Algérie sont des jeunes filles. C’est ce qu’a révélé hier le président de l’Organisation nationale des associations de protection des jeunes (ONAPJ), Abdelkrim Abidet, lors du 62e Forum de la Sûreté nationale organisé à l’Ecole de police de Châteauneuf à Alger.
« Ces filles sont porteuses du virus du sida, c’est-à-dire séropositives.

Elles ont été contaminées suite à la consommation de drogues dures par injection », explique M. Abidet. Le Forum de la Sûreté nationale a débattu un sujet très préoccupant. Il s’agit du VIH sida. En plus du commissaire Amourane, d’autres participants étaient également présents, dont le responsable du service central des activités sociales et sportives à la DGSN, Djane Hamed Mohamed Sadek, le président de l’Organisation nationale des associations pour la protection des jeunes (ONAPJ), Abdelkrim Abidet. D’emblée les conférenciers ont fait une jonction entre le sida et la drogue. Pour eux, cette connexion a triplé le nombre de cas de séropositifs en Algérie.

Les chiffres font peur, ils témoignent de la grande menace qui pèse sur les quartiers populaires du pays. Entre janvier et septembre 2014, 102 jeunes Algériens ont été déclarés séropositifs, car ils ont utilisé des seringues pour s’injecter des drogues dures, entre autres de la cocaïne et du Subitex.

C’est ce qu’a déclaré le président de l’ONAPJ. Le lien entre la drogue et le sida est avéré en Algérie. M. Abidet a révélé que pour Alger seulement, 144 séropositifs ont été recensés depuis le début de l’année, tandis que 15 autres portent déjà le sida. Ce chiffre s’ajoute à celui déjà inquiétant des porteurs du sida en Algérie qui est, selon le dernier bilan dressé par le ministère de la Santé, de 1 541 cas, et des séropositifs (7 389 cas).

Il a révélé aussi que 6% des séropositifs recensés en Algérie sont des femmes. Voilà qui met en lumière le grand intérêt que portent beaucoup de jeunes filles à la consommation de la drogue. Egalement, l’interlocuteur a déclaré que la plupart des personnes atteintes du sida en Algérie sont âgées entre 16 et 30 ans, évidemment celles qui consomment de la drogue par injection. Sur ce plan, Abdelkrim Abidet a mis en garde la société civile sur la prolifération des drogues dans les milieux urbains, et surtout parmi les jeunes personnes, entre autres les lycéens et les étudiants. « Aujourd’hui le fléau a dépassé les parents. Les drogues sont consommées par les jeunes à tous les niveaux.

Des « pères-éducatifs » pour mener le bateau à bon port

Dans les appartements, ils se regroupent entre amis et consomment même de la cocaïne et du Subitex par injection. Une seule seringue bourrée de cocaïne, d’héroïne, de morphine ou parfois même de Subitex fait le tour entre six et huit personnes. C’est là le véritable danger qui menace les jeunes Algériens », explique-t-il.
Selon Djane Hamed Mohamed-Sadek, il existe actuellement un grand plan à la DGSN pour mieux lutter contre le Sida. « La Sûreté nationale a déjà créé une cellule appelée pères-éducatifs. Cette dernière va mener des campagnes de sensibilisation, partout dans les établissements scolaires, sur les dangers du sida et de la drogue.
L’objectif est de convaincre les écoliers de s’éloigner de la drogue et des contacts physiques pour ne pas attraper le sida », note Mohamed-Sadek.

Des agents spéciaux et des cellules mobiles pour faire échec
aux enlèvements d’écoliers

Selon Abdelkrim Abidet, la DGSN en partenariat avec l’ONPAJ va bientôt mobiliser des « cellules mobiles » pour surveiller les établissements scolaires et les universités. « Nous comptons déjà quelque 16 cellules mobiles qui vont se mobiliser aux alentours des établissements scolaires.

Des psychologues, des éléments des services de police ainsi que des membres de l’Organisation nationale des associations pour la protection des jeunes feront équipe au sein de ces cellules. Leur mission est de protéger les écoliers, les lycéens et les étudiants des affres de la drogue qui peuvent conduire directement vers le sida.

En plus des campagnes de sensibilisation, des opérations de répression seront aussi effectuées, d’autant plus que ces cellules sont entraînées pour effectuer des interventions rapides en cas d’appel de détresse sur un enlèvement d’écolier. Pour cela, nous avons mis en service les deux numéros verts, celui de la Police, le 15 48, et l’autre de la Gendarmerie, le 10 55 « , a révélé le responsable de l’ONPAJ.

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