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Nationale

Sid Ahmed Ghlam était sous le coup d’un mandat d’arrêt international

Sid Ahmed Ghlam était sous le coup d’un mandat d’arrêt international

Sid Ahmed Ghlam, le terroriste soupçonné d’avoir voulu commettre un attentat contre une église de Villejuif en France, en 2015 était visé par une enquête judiciaire et un mandat d’arrêt en Algérie pour activité terroristes.

Cette information est apparue dans des éléments transmis par la justice algérienne et récemment versés à l’enquête menée à Paris par les juges d’instruction.

D’après les documents remis par la justice algérienne à l’enquête française, un juge d’instruction du tribunal de Tiaret, ville natale de Ghlam, avait pris un mandat d’arrêt contre le jeune homme le 25 décembre 2014 pour appartenance à un groupe terroriste actif à l’étranger, explique une source judicaire du dossier à l’AFP.

Sur le document apparaît son statut d’étudiant à la faculté de la Sorbonne à Paris, précise la même source. D’après ces éléments, des renseignements étaient parvenus le 17 décembre à la justice algérienne sur le départ d’un jeune homme originaire de Tiaret vers la zone irako-syrienne pour rejoindre Daesh, raconte aussi la source. Ce suspect apparaissait en lien direct avec Sid Ahmed Ghlam.

Mais cette information capitale délivrée par la justice algérienne à son homologue française n’a pas été exploitée à bon escient. L’attentat prévu dans une église de Villejuif n’avait pas été commis mais une professeure de fitness de 31 ans, Aurélie Châtelain, avait été retrouvée morte, tuée par balle, dans son véhicule garé dans cette commune du Val-de-Marne. Sid Ahmed Ghlam, étudiant à Paris alors âgé de 22 ans, avait lui-même appelé les secours, blessé par balle, avant que la police ne découvre son arsenal.

L’enquête montre qu’il était probablement missionné ce jour-là depuis la Syrie pour commettre un attentat, en visant une église. Il est mis en examen pour assassinat terroriste en France et écroué.

Arrivé dans le pays en 2009 pour ses études, alors qu’une partie de sa famille vivait à Saint-Dizier (Haute-Marne), Ghlam avait été signalé aux services de renseignement français en novembre 2014, après des confidences de son petit frère à son instituteur. Il avait ensuite été contrôlé à l’aéroport de Roissy le 3 février 2015, au départ d’un vol pour Istanbul, d’où il était revenu dix jours plus tard.

Il ne faisait pas l’objet d’une enquête judiciaire en France. Dans sa voiture et dans sa chambre étudiante à Paris, les policiers avaient retrouvé quatre fusils kalachnikov, deux armes de poing et des gilets pare-balles. Quatre hommes, soupçonnés d’avoir participé à la fourniture des armes et des gilets pare-balles, ont été mis en examen.

Trois sont en détention provisoire et le quatrième, Farid B., un Français de 40 ans, a été remis en liberté le 11 juillet et placé sous contrôle judiciaire. L’analyse de l’ordinateur de Ghlam a révélé qu’il projetait d’attaquer le jour de son arrestation, un dimanche, une église à Villejuif, près de Paris. Il est soupçonné d’avoir tué sur son passage une professeure de fitness, Aurélie Châtelain, dans sa voiture.

Devant les enquêteurs, il a expliqué avoir été missionné pour commettre un attentat lors de deux voyages en Turquie, en octobre 2014 et février 2015, par Abou Moutana, Abou Omar et un certain Amirouche, membres du groupe jihadiste EI.

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