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Op-Ed

Seuls sur le sable

La rentrée a été riche en évènements. Politiques, évènements politiques. Laissons de côté les sauces internes ! Les petits bobos du quotidien, la fièvre aphteuse, la grippe aviaire et la chiasse des mômes… la baisse de la production du blé, la baisse du prix de pétrole, l’étouffement de la bourse d’Alger… Laissons tout cela sur la marge pour les « mages » de l’administration aux bureaux « somptueux » où les dossiers se cachent dans les poussières publiques. Laissons cela de côté ! Je veux parler d’autre chose.

De cet« aimable » ambassadeur de France, André Parant, parti sans nous « dire au revoir ». Faut dire que cet ambassadeur-là n’a pas eu la formation diplomatique de l’envergure de ses prédécesseurs. La formation dans le domaine sécuritaire, dont il est un cordon bleu, l’a abruti un petit chouiyya.

Son objectif a été de tenter de déstabiliser une Algérie s’éloignant des griffes et des emprises ! Avec « l’Algérie dans un an », André Parant avait son mot d’ordre de l’élyséen Kadhafo-Bettencourtiste. Le genre provocateur-sournois, Parant, comme l’a été l’Américaine Anne Patterson pour l’Egypte.

Une cellule dormante pour les troubles. Tantôt Parant du pouvoir a-t-il été et, tantôt, l’André bien chasso-chausseur des trublions. Celui qui, par exemple, pouvait rendre visite aux opposants dans les résidences privées pour refaire le coup d’éventail. Pour agacer les autorités. Pour exaspérer. Celui qui pouvait recevoir à la chancellerie.

A la résidence. Orienter subtilement. Programmer. Et la manipulation est le subtil de ces petites gens-là affamées pou déguster une cuisson saignante en Algérie. Ou un tartare pour les atlantistes. L’ex. ambassadeur de France en Algérie s’en est allé sans guerre et sans butin dans son palmarés algérien.

Aussitôt qu’un autre a été accrédité et voilà que le chef d’état-major français débarque. La France ne pourra plus jamais lâcher l’Algérie, surtout après le business plan lancé face aux sénateurs américains par la nouvelle ambassadrice américaine en poste depuis quelques semaines. La France, pour pallier à l’inéquation qui pourrait causer sa mort subite chez nous se devait de réagir.

Refaire les frères d’armes, par exemple. Impliquer l’armée algérienne en Libye, profitant, pense-t-elle, de l’effacement intellectuel au sommet de l’Etat pour avancer ses pions sur l’échiquier nord-africain avant que la famille Adams ne la devance en occupant des places supposées vides.

Elle ne demande pas moins que l’Algérie agisse dans une direction contraire à ses convictions constitutionnelles au nom d’une certaine lutte antiterroriste. Combattre le terrorisme c’est bien, se méfier de ceux qui l’ont causé, c’est encore mieux ! Déjà qu’elle a ouvert ses voies du ciel pour la cause malienne… elle ne va pas refaire l’histoire des tirailleurs embrigadées pour la sauver de l’aigle allemand ! 

C’est pour cela que la rentrée a été riche d’évènements. La seule pauvreté de la rentrée émane des partis politiques. Comme toujours. Circulez, R.A.S ! Ils manquent de présence. De conscience politique. D’agressivité politique sur le terrain. De communication. Ils sont là comme alibi démocratique de la République. Bénéficiant d’un été élastique et d’un hiver hibernant. Si le pouvoir ne les tire pas de sous la couette, ils ne bougeront pas de leur froideur. D’ailleurs à l’heure des classes, ce sont les seuls qui rêvassent trop beau l’eau, la lune, le verbe aller, le coucher de soleil… « seuls sur le sable », ils restent !

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